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Exploration 60 : discovering the new Garcia Yachting flagship

Bien A vous Roselyne 62 ans.

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Le premier de ces actes fut la création d'une commission centrale du gouvernement, chargée de proposer les modifications administratives que les circonstances rendaient nécessaires ; la présidence en fut dévolue à M.

Denniée, intendant en chef de l'armée. Ce personnage, s'étant trouvé ainsi en quelque sorte le chef civil de la Régence, sous l'administration de M. S'il est un principe dicté par la raison et reconnu par le plus vulgaire bon sens, c'est celui qui veut que lorsqu'on est appelé à administrer un pays conquis, on respecte d'abord l'organisation administrative existante, afin d'éviter le désordre, et de conserver la tradition et la suite des affaires.

On peut, plus tard, introduire avec réserve et ménagement les changements reconnus utiles ; mais dans les premiers instants de la conquête, un vainqueur sage et avisé n'a qu'à se mettre aux lieu et place du vaincu. C'est ainsi qu'on se réserve des ressources, et qu'on prévient tous ces froissements qui sont bien plus sensibles au peuple conquis que l'humiliation passagère de la défaite.

Quelque peu contestable que soit ce principe, il fut méconnu par l'autorité française. Je ne sais si elle s'imagina que la population algérienne ne formait qu'une agglomération d'individus sans lien commun et sans organisation sociale ; mais elle agit exactement comme si elle en avait la conviction. Aucune disposition ne fut prise pour régler la nature des relations des diverses branches du service public avec le nouveau pouvoir.

Aucun ordre ne fut donné aux fonctionnaires indigènes: On agit comme s'ils n'existaient pas: Dans la Casbah même, sous les yeux de M. Denniée, j'ai vu des soldats allumer leurs pipes avec les papiers du Gouvernement dispersés çà et là sur le sol.

Jamais, peut-être, une occupation ne s'est faite avec autant de désordre administratif que celle d'Alger, même dans les siècles les plus barbares. Les hordes du Nord, qui s'arrachèrent les débris de l'empire romain, se conduisirent avec plus de sagesse et de raison que nous n'avons fait en Afrique.

Les Francs dans les Gaules, les Goths en Espagne et en Italie ; eurent le bon esprit de conserver ce qui existait, tant dans leur intérêt que dans celui des nations soumises. Lorsque les Arabes remplacèrent ces derniers en Espagne, ils ne se hâtèrent pas non plus de tout détruire ; il nous était réservé de donner l'exemple d'une telle extravagance.

Nous avons fait connaître, dans le premier livre de cet ouvrage, les principaux ressorts du gouvernement turc de la Régence: Ce gouvernement qui, sous bien des rapports, mérite le nom de municipal, était basé sur les droits et les devoirs qu'une communauté, plus ou moins intime d'intérêts, établit entre les diverses catégories de citoyens.

C'est à ce principe que durent le jour les Communes du moyen âge, et les grandes Assemblées représentatives des nations de l'Europe.

Plus tard la révolution française a prouvé que chez un peuple avancé, ses intérêts devaient être encore plus généralisés ; mais, chez les nations qui ne sont encore qu'au second degré de la civilisation, et qui se trouvent en face d'un pouvoir violent et brutal, comme l'était celui du Dey à Alger, et celui des seigneurs dans l'Europe au moyen âge, le système des catégories d'intérêts est celui qui offre le plus de garanties aux libertés individuelles. C'est ce système qui s'introduisit à Alger sous la domination des Arabes, et que les Turcs y respectèrent.

Chaque métier formait une corporation qui avait à sa tête un syndic, appelé Amin, chargé de sa police et de ses affaires ; tous les Amins étaient placés sous les ordres d'un magistrat appelé Cheik-el-Belad chef de la ville. La surveillance des marchés était confiée à un magistrat appelé Moktab, qui avait le droit de taxer les denrées.

Deux magistrats étaient chargés de la police générale ; le premier, appelé Kaïa lieutenant , exerçait pendant le jour; il était chef de la milice urbaine et pouvait être pris parmi les Kourouglis ; le second, qui ne pouvait être choisi que parmi les Turcs, exerçait pendant la nuit: Un fonctionnaire particulier, nommé Mezouar, avait la police des maisons de bains et des lieux de prostitution ; il était, en outre, chargé de faire exécuter les jugements criminels.

Un employé supérieur, appelé Amin-el-Aïoun, veillait à l'entretien des fontaines, au moyen des revenus affectés à ces sortes d'établissements de première nécessité.

Tous ces magistrats étaient sous les ordres immédiats du Khaznadj qui, ainsi que nous l'avons dit plus haut, était le ministre des finances et de l'intérieur. Tel était le gouvernement de la ville d'Alger, que nous nous hâtâmes de détruire, ou plutôt de laisser périr. On créa, pour le remplacer, un conseil municipal, composé de Maures et de Juifs. On y vit figurer tous les Indigènes qui s'étaient les premiers jetés à notre tête, c'est-à-dire les intrigants et quelques notabilités maures, dont on faisait grand cas alors, mais dont le temps nous a démontré l'insignifiance: Ahmed-Bouderbah en eut la présidence.

C'est un homme d'esprit,? Nous en parlerons plus d'une fois dans la suite de cet ouvrage. Le service de la police fut confié à M. Son action dut s'étendre sur la ville et sur le territoire d'Alger. On plaça sous ses ordres: Malgré tous ces moyens, et le concours de l'autorité militaire, la police française a presque toujours été au-dessous de sa mission, ce qui est d'autant plus choquant que, sous le gouvernement Turc, la ville d'Alger était peut-être le point du globe où la police était le mieux faite.

Les vols, naguère presque inconnus, se multiplièrent dans des proportions effrayantes, et les Indigènes en furent encore, plus souvent les victimes que les auteurs. Un désarmement général de tous les habitants d'Alger fut ordonné. Les Algériens, qui s'y attendaient, s'y soumirent sans murmure ; mais cette mesure fournit une pâture à la cupidité de quelques personnes.

Des armes précieuses, enlevées à leurs propriétaires, au lieu d'être déposées dans les magasins de l'État, devinrent la proie de tous ceux qui furent à portée de s'en emparer tant on mit peu d'ordre dans cette opération qui en demandait beaucoup. De tout temps, les Juifs d'Alger avaient formé vaste corporation, ayant à sa tête un chef à qui, par dérision, on donnait souvent le nom de roi des Juifs.

Cette organisation fut conservée, grâce à l'influence du fameux Bacri. Sous la domination des Turcs, les Juifs, même les plus riches, étaient traités de la manière la plus ignominieuse, et souvent la plus cruelle. En , le Dey Mustapha-Pacha ne trouva d'autre moyen d'apaiser une révolte de la milice, que de lui livrer à discrétion les biens et les personnes de ces malheureux.

En peu d'heures, trois cents d'entre eux furent massacrés, et on leur enleva des valeurs immenses, que quelques personnes portent à trente millions de francs ; mais patients comme la fourmi, et comme elle économes, ils eurent bientôt relevé l'édifice de leur fortune. De tous les revers de fortune, ce fut pour eux le plus sensible, et celui qu'ils nous pardonnèrent le moins. La population Israélite doit être traitée comme les autres, avec justice et douceur, mais il ne faut en tenir aucun compte dans les calculs de notre politique envers les Indigènes.

Elle nous est acquise, et ne pourrait, dans aucun cas, nous faire ni bien ni mal. Sans racine dans le pays, sans puissance d'action, elle doit être pour nous comme si elle n'existait pas ; il fallait donc bien nous garder de nous aliéner, pour elle, les populations musulmanes, qui ont une bien autre valeur intrinsèque.

C'est ce que tout le monde n'a pas compris ; et la faute que nous avons commise pour les Juifs à l'égard des Musulmans en général, nous l'avons commise pour les Maures à l'égard des Arabes ; comme nous le verrons dans le livre suivant. Une décision du 14 juillet conserva aussi la corporation des Biskris, et celle des Mozabites. Les Biskris sont des habitants de Biskra, qui viennent à Alger pour y exercer la profession de portefaix et de commissionnaire, comme le font les Savoyards pour la France et l'Italie.

Les Mozabites, ou plutôt les Beni-Mezab, appartiennent à une tribu du désert, à qui le monopole des bains et des moulins d'Alger fut concédé dans le XVIe siècle, en récompense des services qu'elle rendit à l'époque de l'expédition de Charles-Quint.

Ces deux corporations ont leurs syndics nommés par l'autorité française ; il en est de même pour les nègres libres, dont le syndic a le titre de Kaïd. La capitulation ne disait en aucune manière, que la population d'Alger serait affranchie des anciens impôts, et certainement, il n'entrait pas dans la pensée de ses nouveaux dominateurs, de l'exempter de toutes les charges publiques.

Néanmoins les perceptions s'arrêtèrent par suite de la désorganisation de tous les services. Il faut en excepter celle des droits d'entrée aux portes de la ville, ce que nous appelons chez nous l'octroi. Un arrêté du 9 août en affecta les produits aux dépenses urbaines, et la gestion au conseil municipal ; mais on oublia bientôt l'existence de cette branche de revenu, et les membres maures de la municipalité, auprès de laquelle il y avait cependant un Français pour commissaire du roi, se la partagèrent tranquillement, et n'en rendirent jamais de compte: Ce ne fut que plusieurs mois après, sous l'administration du général Clauzel, que le hasard fit découvrir qu'il existait un octroi.

On le réduisit alors aux provenances de mer, et on le retira à la municipalité, ainsi que le débit du sel qui lui avait été aussi affecté. L'histoire de la douane française à Alger, offre quelque chose d'aussi bizarre que celle de l'octroi.

La douane turque s'étant dispersée, fut remplacée par quelques individus qui avaient suivi l'armée, je ne sais à quel titre, et qui perçurent, sans tarif et sans reddition de comptes, pendant quinze jours. On trouva dans les magasins de la douane, une grande quantité de blé, le directeur de la nouvelle administration le prit à compte pour 4, sâas mesure d'Alger de 54 litres.

On en vendit pendant deux mois, et sous le général Clauzel, on trouva qu'il en restait encore 6, sâas. Je laisse au lecteur le soin d'expliquer ce prodige. Il ne fut fait aucune remise des biens domaniaux, tant meubles qu'immeubles ; aussi, est-ce de cette époque, que date l'horrible chaos, qui existe dans cette branche de l'administration, laquelle a été longtemps sans titres et sans registres.

Les objets existant dans l'arsenal de la marine et dans le port, furent abandonnés pendant plusieurs jours à qui voulut s'en emparer ; les bâtiments de commerce qui avaient été nolisés pour l'expédition, vinrent s'y pourvoir de chaînes, de câbles, d'ancres et d'agrès de toute espèce.

Les portes de l'hôtel des monnaies, qu'on ne songea à occuper qu'au bout de deux ou trois jours, se trouvèrent enfoncées, et toutes les valeurs avaient été enlevées. Enfin, on fut loin de prendre toutes les mesures convenables pour assurer au nouveau pouvoir l'héritage intact du pouvoir déchu. Desprez, son chef d'état-major, mais M. Denniée, son intendant en chef, avaient-ils aussi perdu un? La Rue Boukhatem n'est plus la même. La pêcherie me fait pleurer à chaque fois que j'y vais. Alors que Ia nuit descendait lentement, vers 17 h.

Une jeune fille, qui circulait, fut mortellement blessée et devait succomber peu après l'agression. II s'agit de Mlle Josette Gauci, âgée de 20 ans. Aussitôt les forces de police, aidées par une patrouille d'une unité territoriale, encerclaient le quartier. Les rebelles surpris ouvrirent le feu sur les forces de l'ordre pour se dégager. Le commissaire de la police d'État.

Deux français-Musulmans qui se trouvaient à proximité furent tués, atteints par plusieurs balles. Profitant de la surprise les terroristes prirent la fuite malgré l'énergique riposte des forces de l'ordre. Grenade dans une épicerie. Grenade dans une bijouterie. Coups de feu sur le commandant de la station hertzienne à Bugeaud. Au cours d'un voyage que je fis, il y a quelques années, à travers la Kabylie - aux sites agrestes, pittoresques et enchanteurs, il m'arriva d'être surpris par la tombée de la nuit, dans un douar éloigné de la gare.

Les seuls européens installés dans ce douar sont des Religieux Franciscains, qui s'empressèrent - aussitôt que ma présence leur fut signalée - de m'offrir l'hospitalité nécessaire.

J'acceptai cette aimable invitation. L'établissement de ces prêtres Franciscains est situé sur une colline d'où l'on découvre un immense et merveilleux panorama. Le clocher du couvent dresse sa silhouette simple, mais majestueuse, face au Djurdjura que les connaisseurs appellent: A l'époque où j'effectuai le voyage que je narre ici, les cimes du Djurdjura étaient recouvertes du manteau blanc de la neige.

Spectacle grandiose qui procure la joie des yeux, et l'élévation de l'âme - attirée à son insu, vers l'Infini, vers DIEU, son Créateur. Vision enchanteresse, dont je pus jouir tout à mon aise, dès mon réveil, le lendemain matin. Entre nous, chers lecteurs, je puis vous confier que j'eusse préféré descendre dans un quelconque hôtel, pour y dîner et y passer la nuit.

C'est que, quoique profondément croyant, et, sans doute à cause de cela même, j'ai toujours eu une grande aversion pour ce que l'on est convenu de désigner sous le nom de " cléricalisme ". J'ai dévoré excusez l'expression , tant de lectures sur ce sujet! Ces Religieux Franciscains me paraissaient, à priori, incarner l'esprit de domination, de dictature, de théocratie sociale, en un mot foncièrement opposé à mes idées de liberté et de démocratie. Faute de restaurant, ou d'auberge quelconque, et n'ayant pas l'embarras du choix, je deviens donc l'hôte de ces Messieurs Franciscains.

Je suis loin de le regretter. Se tenant à l'écart des agitations politiques qui divisent souvent les hommes, le programme de ces missionnaires consiste à faire du bien, le plus de bien possible autour d'eux.

Pratiquant ainsi la philanthropie sociale, sous mille formes, ils s'efforcent, de plus, de conquérir au Christianisme, les pauvres âmes innombrables, égarées dans tes ténèbres islamiques. Ce programme est tout simplement magnifique, admirable. J'interrogeai une foule de gens, musulmans el convertis. Tous furent unanimes à me louer les qualités et les vertus du R. Louis Vidal, le supérieur de la Mission des Religieux Franciscains.

Sa simplicité, son esprit de dévouement, sa charité exemplaire, sa bonté inépuisable, sa vie digne et honorable, lui ont valu un respect le plus grand en même temps qu'une sympathie générale et ardente. Il me faut également ajouter que la bonne Mère Jean-de-Dieu, Supérieure des Religieuses Franciscaines, dans ce même douar, personne dévouée et aimable, jouissait, elle aussi, d'un grand crédit et d'une affection déférente, mais vive, tout à fait justifiée. Le dîner, composé du menu frugal ordinaire - auquel, cependant, on avait, en mon honneur, ajouté un supplément - venait d'être achevé.

Les Franciscains, quittèrent le modeste réfectoire et montèrent au premier étage, où se trouve leur chapelle, afin d'y réciter, en commun , la prière du soir. Pendant ce temps, je me mis à faire les cent pas dans la cour de la maison religieuse, tout en savourant - en vrai touriste et en bon fumeur qui se respecte - un de ces cigares londrès dont j'avais fait, lors de mon départ d'Alger, provision pour mon voyage.

II fait une obscurité profonde. La population paysanne et travailleuse des montagnes du Djurdjura, se couche dès la tombée de la nuit, dans ces villages aux maisons basses, dénuées de tout confort, sans cheminées, sans fenêtres - maisons entassées les unes contre les autres sur les hauteurs. Le silence est complet, impressionnant. Il n'est troublé que par les aboiements de chiens que l'on entend là-bas, dans le lointain. On entend aussi le murmure régulier, monotone mais agréable, de la rivière qui coule paisiblement, au fond de la vallée.

Cependant, il n'est pas encore neuf heures - disons 21 heures - c'est-à-dire le moment où, dans les villes, la foule joyeuse et avide de plaisirs, envahit les salies de spectacles: On se croirait presque dans un pays inhabité. Pas le moindre réverbère dans ces montagnes. La seule lumière encore visible est celle que projette, dans la cour où je continue à me promener, en fumant, la fenêtre de la chapelle des Pères Franciscains.

Or, voici que des voix d'hommes, graves et lentes, s'élèvent soudainement, coupant le silence. J'entends également l'accompagnement d'un harmonium. C'est le chant suave du " Sancta Maria ".

Les paroles latines se succèdent en l'honneur de la Vierge du Ciel. J'écoute la ravissante musique.. La nuit redevient silencieuse. Chaque Franciscain - après cet hymne à Notre-Dame-d'Afrique - rejoint sa cellule. Je monte dans la " Chambre des Etrangers " , qui m'a été indiquée avant le dîner.

Probablement plus confortable que les autres, elle se compose du mobilier suivant: J'y ai excellemment dormi. De bonne heure, la cloche du couvent me réveille. Je remercie les Religieux Franciscains de leur délicate attention à mon égard, et je prends congé d'eux.

Un conseil en terminant: Docteur, j'ai un problème. Envoyé Par Mme Elyette. Tous les soirs, quand je suis au lit, j'ai l'impression qu'il y a quelqu'un caché dessous. Alors, je me relève pour regarder sous le lit et, bien sûr, il n'y a personne. Je me recouche, mais au bout d'un moment, je me dis que je n'ai peut-être pas bien regardé.

Alors je me relève pour vérifier de nouveau, sans résultat bien entendu. Bref, j'ai beau me dire que c'est idiot, je ressens toujours le besoin de m'assurer que personne n'est caché sous le lit.

Ça dure toute la nuit Docteur, tout cela me pourrit la vie, pouvez-vous faire quelque chose? Comptez quatre ans d'entretiens de psychothérapie, à raison de trois séances par mois, et je vous guéris de votre obsession.

Combien ça va me coûter, Docteur? Donc euros par mois, soit euros par an et donc euros au final. Six mois plus tard, le psychiatre rencontre le type dans la rue, par hasard: Pourquoi n'êtes-vous jamais revenu me voir? Votre livreur de pizza? Et comment a-t-il fait? Il m'a conseillé de scier les pieds de mon lit! Archives militaires - Yusuf par E. Balme - l'Algérie de à - annuaire encyclopédique - documents officiels - annales algériennes.

Joseph Venturi dont l'origine est assez incertaine et l'histoire diversement racontée, surtout dans la première partie de sa vie, est né en sur l'île d'Elbe.

A cette époque la Méditerranée était infestée de corsaires. Le bateau qui cinglait toutes voiles aux vents vers les côtes toscanes et à bord duquel avait pris place l'enfant âgé d'environ sept ans, fut attaqué et arraisonné par des marins barbaresques ; Joseph fut fait prisonnier et débarqué à Tunis où ses geôliers le livrèrent au Bey. On aurait alors pu penser qu'il serait destiné, comme d'autres d'ailleurs, à devenir eunuque, mais le sort en décida autrement.

Résidant au palais il fut remarqué par un chirurgien français qui fortement impressionné par sa vivacité intellectuelle usa de son influence auprès du Bey afin de permettre à l'enfant d'échapper à un si funeste sort ; il obtint du souverain la promesse de diriger le jeune garçon vers l'école des Mameluks que certains rejoignaient dès l'âge de treize ans. Résidant dans le sérail on lui fit alors embrasser d'autorité la religion musulmane et Joseph, comme par enchantement, devint Yousouf.

Il ne tarda pas grâce à son esprit vif à se faire remarquer de ses maîtres ; Jusqu'à l'âge de douze ans il suivit l'enseignement difficile de la rigoureuse école coranique; il apprit l'Arabe, l'Espagnol, le Français, le Turc langues qu'il parla, semble-t-il couramment, et la maîtrise de l'art de la guerre ; peu à peu on loua son adresse, sa folle témérité et son courage hors du commun.

Avant d'atteindre ses vingt ans il fut nommé Bey de camp, distinction équivalente à celle de général français ; respecté, admiré, vénéré par le peuple, ce chef des Mamelouks 1 du souverain tunisien s'illustra dans de nombreuses campagnes et combats auxquels il participa hors de Tunisie.

A son retour en il retrouva la compagne de jeux de son enfance, la princesse Kabira marié à un prince ; une tendre complicité et une passion brûlante uniront les deux jeunes gens ; on murmure même qu'un eunuque les ayant surpris, Yousouf prit l'audacieuse décision de le suivre dans les jardins du palais, de l'attendre en embuscade et de le massacrer.

Victime de sa folle imprudence il fut alors forcé de chercher son salut dans la fuite et prépara son évasion u pays. Il quitta le sérail en concevant, avec la complicité du consul général de France, un stratagème lui permettant de fuir et d'échapper à une inévitable arrestation.

Un accord intervenu entre le commandant d'un brick l'Adonis et le représentant français en Tunisie permit à Yousouf d'embarquer et d'arriver le 14 juin tout près d'Alger, à Sidi Ferruch, où l'escadre préparait les premières missions de la conquête.

Il se fit rapidement remarquer par ses qualités de guerrier, de stratège, par un courage à toutes épreuves et une rare intelligence ; son grade de capitaine lui fut définitivement acquis en mai L'un de ses plus grands faits d'armes resta la conquête de la ville de Bône en mars Après le pillage et la dévastation de sa ville par les troupes du Bey de Constantine, Ibrahim le Bey de Bône avait réussi bien difficilement à repousser les assauts meurtriers et répétés de Ben Aïssa ; doutant peut-être de la capacité de résistance de ses soldats il évacua la ville et se réfugia à Bizerte.

Yousouf conçut avec le capitaine d'Armandy le projet de s'introduire dans la ville avant que les assiégeants ne s'en aperçoivent ; lorsque le pavillon français fut arboré, Ben Aissa lança une violente attaque contre la ville qui échoua; il envisagea alors de corrompre quelques militaires de la garnison chargés d'assassiner les deux officiers, de massacrer les soldats et de s'emparer de la citadelle ; ces derniers avisés du complot rassemblèrent les conjurés et Yousouf leur dit: Les coupables me sont connus; qu'ils frappent d'avance ceux qui ne craindront pas de porter la main sur leur chef ; Jacoud, Mouna, vous restez impassibles ; Voici le moment propice de mettre une partie de votre projet à exécution: Vous ne me donnez pas le signal de l 'attaque alors moi je commence " et de deux coups de pistolet il leur fracassa le crâne puis à la tête de ses troupes il fit subir à Ben Aïssa de bien cruelles pertes.

Quelques mois plus tard Ibrahim voulut reprendre la ville à la tête d'une troupe de 12 à Ses faits d'armes et sa brillante conduite lui valurent en avril le grade de chef d'escadron du troisième régiment de chasseurs d'Afrique et pendant trois ans d'un séjour ininterrompu à Bône ; il montra maintes fois son courage et son habileté à mener une attaque.

Il fit subir aux soldats du Bey de Constantine, qui avaient ravagé le territoire des Eulma alliés de la France, une cinglante et cuisante défaite. Près de ennemis tués et Yousouf fut nommé bey de Constantine mais ce titre ne fut jamais qu'honorifique. Après la malheureuse expédition qu'il avait provoqué contre cette ville en représentant la marche sur cet objectif comme une promenade militaire, il quitta Bône en mai pour regagner Paris durant un an.

En sous les ordres du Duc d'Aumale il participa à la prise de la smala d'Abdel Kader puis en à la bataille d'Isly, à la frontière marocaine contre les troupes du sultan du Maroc Moulay Abd- er- Rahman et sous le commandement du général Bugeaud.

Par la suite Il obtint la reddition des tribus kabyles et s'empara en de la ville de Laghouat. Après un court séjour en Crimée il devint gouverneur de la ville d'Alger de à , puis nommé général en ; il participera aux opérations de Kabylie et a l'expédition du Djurjura. En Napoléon lll nomma Mac Mahon gouverneur général de l'Algérie ; mais l'homme peu enclin à partager les honneurs posa comme conditions avant d'accepter son poste que Yousouf soit affecté en Métropole.

Le 8 mai le héros emblématique quitta Alger salué sur le port par une foule enthousiaste où européens, arabes, kabyles, noirs, civils et militaires se mêlent, animés par la même ferveur.

Commandeur de la légion d'honneur en , puis grand officier en , il fut promu grand-croix en En il avait abjuré le mahométisme, s'était reconverti à la religion chrétienne et avait épousé une nièce du général Guilleminot ; il aimait profondément l'Algérie et ne la quitta qu'à regret.

Mais n'est-ce pas le capitaine Pélissier qui détenait une partie de vérité sur le cheminement exceptionnel de Yousouf lorsqu'il disait: Lorsqu'il était chef d'escadron pour nous, il est resté bey pour les Turcs à Bône qui lui rendaient des honneurs inconnus, qui lui baisaient les mains.

C'est que, malgré nous et malgré nos formes, il est resté lui et c'est là le seul rôle qui puisse nous donner cet homme tout entier. On pouvait le grandir par la dénomination si l'on ne pouvait le grandir par le grade. On l'eût appelé bey, cheik, gouverneur ; c'eût été un commandement à siéger au milieu des Arabes qu'il fallait demander pour lui; avec son courage éprouvé, sa connaissance de la langue du pays il était dans les conditions du succès et c'est le succès que nous devions chercher.

Aujourd'hui que Joseph est arrivé à l'apogée de l'avancement nous ne pouvons plus y rien changer. Nous l'avons fait général et nous avons par conséquent récompensé amplement ses services. Depuis, il a épousé une Française, une jeune personne appartenant à une des meilleures familles de la capitale et il est maintenant dans les meilleures conditions pour devenir nôtre et par conséquent se faire naturaliser Français ".

La vie de cet homme étonnant, habile, intelligent et rusé ne fut qu'une succession d'aventures aux multiples facettes, et aux rebondissements souvent surprenants, voire rocambolesques: Captif du bey de Tunis alors qu'il n'était qu'un enfant, amoureux d'une princesse, fuyant le pays pour débarquer en Algérie en , interprète de l'armée française, chef des spahis, couvert de gloire grâce à ses exploits guerriers, général, on a dit de lui qu'il fut un homme exceptionnel, au destin hors du commun, audacieux, courageux, téméraire, dévoué envers ceux dont il avait reçu les bienfaits et fidèle dans ses affections et ses amitiés.

Par le Docteur Shaw. Edition a Envoyé par M. Texte traduit de l'anglais par J. Mac Carthy, membre de la société géographique de Paris.

Toutes les denrées nécessaires aux besoins de la vie sont ici à très bas prix. Par exemple on peut se procurer pour moins d'un centime 1 un gros pain, une botte de navets et un petit panier de fruits. Une volaille vaut 25 centimes, un mouton environ 4 francs 40 centimes, et une vache avec son veau 25 francs. Le blé ne coûte ordinairement, année commune, qu'un franc 50 à 1 franc 80 centimes le boisseau 2.

Cette modicité de prix est un bienfait pour les habitants du pays qui, comme tous les Orientaux, mangent beaucoup de pain. En effet on compte que sur quatre personnes, il y en a trois qui s'en nourrissent exclusivement, ou tout au moins de pâtes faites avec de la farine d'orge et de froment. Il existe dans toutes les villes et les villages des fours publics. Les Maures font ordinairement lever la pâte ; mais il n'en est pas de même des Bédouins, qui, dès que celle-ci est pétrie, en forment des gâteaux minces, qu'ils cuisent sur la braise ou dans un tajen 3.

Tels étaient les pains, les beignets et les gâteaux sans levain dont il est si souvent mention dans l'Écriture Sainte. Dans la plupart des familles on moud soi-même le froment et l'orge dont on a besoin. Outre le bouilli et le rôti plats qu'ils accommodent d'une manière fort délicate , les Turcs et les Maures mangent encore toutes sortes de ragoûts et de fricassées.

Chez les gens riches, on sert aussi un grand nombre de plats d'amandes, de dattes, de confitures, de laitage, de miel et d'une multitude d'autres comestibles semblables dont il serait ennuyeux de faire ici l'énumération. J'ai vu quelquefois servir dans leurs fêtes plus de deux cents plats qui étaient apprêtés au moins de quarante manières différentes.

Mais les Bédouins et les Kabyles n'ont ni les ustensiles ni les commodités nécessaires pour faire des repas aussi splendides. Deux ou trois plats de bois, un pot et un chaudron composent toute la batterie de cuisine du plus grand émir. Tous, depuis le plus pauvre Bédouin jusqu'au plus riche pacha, ont cependant la même manière de prendre leur repas. Ils se lavent premièrement les mains, après quoi ils s'asseyent les jambes croisées autour d'une natte ou d'une table basse.

Mais ils n'ont pour tout linge de table qu'un grand essuie-mains qui est disposé autour de la table. L'usage des couteaux et des cuillers n'est pas général parmi eux, leurs viandes étant bouillies ou rôties au point qu'il n'est pas nécessaire de les découper. Leur couscous et autres mets du même genre que nous mangerions à la cuiller se servent tièdes.

Aussitôt que la table est servie, les convives mettent tous à la fois la main droite dans le plat, puis chacun en retire avec les doigts la quantité suffisante pour une bouchée et en fait dans la paume de la main une petite boulette qu'il avale ensuite. Dès qu'un convive a mangé suffisamment, il se lève, et après s'être lavé, s'en va, sans proférer un mot et un autre prend aussitôt sa place.

Il en résulte souvent que le valet succède à son maître car ces peuples ne connaissent pas l'usage d'avoir plusieurs tables. Lorsqu'ils prennent leurs repas ou pour mieux dire toutes les fois qu'ils mangent ou boivent, qu'ils travaillent ou qu'ils entreprennent quelque chose, ils ne manquent jamais de prononcer avec beaucoup de respect et un grand sérieux le mot bismallah, c'est-à-dire au nom de Dieu ; et lorsqu'ils ont fini de manger ou de travailler celui d'alhamdjllah, ou le Seigneur soit loué!

Les Turcs et les Maures se lèvent en général de très bonne heure et ne manquent jamais de faire leurs dévotions publiques au point du jour ; ensuite chacun se met à son ouvrage ou vaque à ses affaires accoutumées jusqu'à dix heures qui est ordinairement celle du dîner 4 ou du soleil couchant ; on prie encore lorsque le guet commence sa ronde et on se couche dès qu'il fait nuit 5.

Beaucoup de gens oisifs passent la journée à causer dans les hafeffs boutiques de barbiers , aux bazars ou dans les cafés tandis que nombre de jeunes Turcs et de Maures, ainsi que des militaires non mariés, font des parties de plaisir à la campagne ou se divertissent dans quelques lieux publics ; ce qui, à la vérité, est expressément défendu par leur religion mais que les magistrats sont souvent obligés de tolérer pour différents motifs.

Les Arabes, quand ils ne sortent pas, restent tranquillement chez eux à fumer au frais. Ils ne connaissent point les plaisirs domestiques et ne savent ce que c'est de causer avec leurs femmes ou de jouer avec leurs enfants.

Tout ce qu'ils aiment le plus au monde, ce sont leurs chevaux, qui sont les seuls objets de leurs soins ; ceux dans lesquels ils font consister leurs plus grandes jouissances ; et jamais ils ne sont plus satisfaits que lorsqu'ils se trouvent éloignés de chez eux, occupés à chasser, ou livrés à d'autres divertissements.

Il s'ensuit que les Arabes et les Orientaux, en général, sont de très bons cavaliers ; il n'y a pas un Arabe qui ne puisse terrasser un sanglier. On voit dans l'un des médaillons de l'arc de Constantin 6 une chasse au sanglier très bien représentée ; cette chasse se fait encore aujourd'hui de la même façon chez les Arabes.

Après avoir lancé la bête, on tâche de la fatiguer à force de tours et de détours, puis on lui décoche un javelot, ou bien on l'attaque la lance à la main.

Lorsqu'il s'agit de la chasse au lion, on somme tous les hommes d'un même district de s'y trouver. Une fois réunis, ils forment, en raison de leur nombre et selon que le terrain le permet, une espèce de ligne de circonvallation de deux, trois ou quatre lieues de circuit.

Ces premières dispositions prises, ceux qui sont à pied s'avancent avec leurs chiens et la pique à la main, puis battent les buissons et les taillis pour faire lever l'animal tandis que les cavaliers les suivent à une petite distance et se tiennent prêts à charger le lion dès qu'il paraît. Le cercle que décrivaient les chasseurs se resserrant graduellement, il arrive souvent que l'enceinte se rétrécisse au point qu'ils finissent par se toucher.

Ces sortes de battues se bornent rarement à la chasse au lion car elles englobent aussi des chacals, des hyènes, des lièvres et autres animaux sauvages. On a remarqué ici que lorsque le lion s'aperçoit qu'il est en danger, et quelquefois même en sortant de sa tanière, il se jette sur le chasseur qui se trouve le plus à sa proximité, et se laisse tailler en pièce plutôt que de lâcher prise.

La chasse à l'oiseau est un des plus grands plaisirs des Arabes, et de tous les gens un peu aisés dans la régence de Tunis, dont les forêts et les bois fournissent abondamment des éperviers et des faucons que l'on dresse à cet effet. Il paraît même, qu'il y a deux siècles cet État était célèbre pour ce genre d'oiseaux. Ceux qui chassent au fusil ne font pas comme nous lever le gibier avec un chien mais se couvrant par-devant d'un morceau de toile tendu sur deux bâtons, ils se promènent ainsi dans les endroits où ils croient en trouver.

Cette toile est ordinairement bariolée de différentes couleurs ; quelquefois même on y peint un léopard et à la hauteur du visage il y a un ou deux trous à travers lesquels le chasseur regarde pour voir ce qui se passe devant lui. Ce qu'il y a d'assez singulier, c'est qu'à l'aspect de cette figure, les oiseaux qui vont communément par volées et dispersés se réunissent aussitôt par troupes nombreuses, et que même les bécasses, les cailles et autres oiseaux vivant isolément, s'arrêtent comme saisis d'effroi.

Le chasseur profite de cette circonstance pour s'approcher de sa proie le plus possible, puis posant sa toile à terre et passant son fusil par l'un des trous destinés à éclairer sa marche, il tue ordinairement un très grand nombre d'oiseaux. Les Arabes ont encore une autre façon de faire la chasse aux perdrix mais qui est beaucoup plus fatigante que celle que nous venons de décrire.

On a remarqué qu'après les avoir fait lever deux ou trois fois de suite, ces oiseaux en deviennent si las et si abattus que rien n'est plus facile pour ceux qui les poursuivent avec l'acharnement qu'y mettent les Arabes, de se jeter dessus avant qu'ils aient pu se relever et de les assommer. Lorsque deux Bédouins se rencontrent, ils s'abordent en se disant comme le faisaient leurs pères, salem alekum, ou la paix soit avec toi ; souhait dont leur superstition a fait un compliment religieux et qui en ce sens signifie: Avant que les Mahométans eussent conquis ce pays on se disait en s'abordant: Mais quand on est intime, ou égal en âge et en dignité, on se baise réciproquement la main, la main ou l'épaule.

A la fête du baïram 8 et dans d'autres occasions solennelles, les femmes baisent aussi la main de leurs maris en les saluant. Les personnes du premier rang, dans ce pays, ne se font aucun scrupule de s'occuper de choses que nous autres Européens nous regardons comme au-dessous de nous.

Par exemple, le plus grand personnage ne croit point s'humilier en allant prendre lui-même un agneau de son troupeau pour le tuer ensuite, pendant que sa femme prépare le feu et tout ce qui est nécessaire pour l'accommoder.

Il est un autre usage qui contraste aussi assez avec notre manière de voir, mais qui paraît cependant assez naturel dans un pays où l'on marche pieds nus, sans autre chaussure que des sandales ; c'est d'offrir à tout étranger qui se présente dans une maison de l'eau pour se laver les pieds. C'est toujours le maître de la maison qui la présente, qui souhaite la marhabbah ou la bienvenue à l'étranger et se montre le plus prévenant de la famille.

Le repas étant prêt, il ne se met point à table avec son hôte mais se tient debout auprès de lui pour le servir. Néanmoins, toute cette politesse n'influe en rien sur les inclinaisons des Arabes. On les accuse non seulement de dévaliser les étrangers et tous ceux qu'ils surprennent sans défense, mais encore de nourrir des haines et des animosités héréditaires et implacables les uns contre les autres, accomplissant encore aujourd'hui ce que l'ange prédit à Agar 9 touchant Ismaël: Je dois cependant dire, à l'honneur des Maures occidentaux, que, depuis un temps immémorial, ils trafiquent avec différentes peuplades barbares qui habitent le long du Niger, sans les avoir jusqu'à présent jamais trompées, ni enfreint en aucune manière les traités qu'ils ont conclus ensemble, quoiqu'ils n'aient d'ailleurs aucun rapport direct les uns avec les autres.

Voici comment leur trafic a lieu. Chaque année, en hiver, les Maures expédient une caravane nombreuse, portant une grande quantité de coraux et de colliers de verre, des bracelets de corne, des couteaux, des ciseaux et autres objets de quincaillerie. Arrivés au lieu indiqué, et à un jour déterminé par l'une des phases de la lune, ceux qui sont chargés de la conduite de la caravane trouvent, sur le soir, des petits tas de poudre d'or rangés sur une ligne.

Les Maures placent auprès de chacun d'eux à peu près l'équivalent en articles qu'ils ont apportés et que les Nigritiens enlèvent le lendemain matin s'ils sont satisfaits de l'échange, en laissant leur poudre d'or sans y toucher.

Dans le cas contraire ils en diminuent ce qu'ils jugent équitable ; et tout cela ne se passe sans la moindre supercherie. L'ancienne coutume des Nasamons 10 de boire dans la main l'un de l'autre en se donnant leur foi est encore aujourd'hui la seule cérémonie matrimoniale en usage parmi les Algériens. Seulement les pères et les mères des jeunes époux règlent les termes du contrat de mariage, où sont expressément spécifiés le montant du saddock ou de la dot, le nombre de robes, de bijoux et d'esclaves que l'épouse doit avoir en entrant dans la maison de son mari.

Du reste les futurs époux ne se voient point avant le jour de la célébration du mariage. Un mari peut renvoyer sa femme quand cela lui plaît, en lui rendant toutefois sa dot ; mais il ne peut plus la reprendre, à moins qu'elle n'ait été remariée à un autre. On traite ici de puérilités les égards qu'en Europe on a pour les femmes, et l'on prétend que nos déférences pour le beau sexe sont autant d'infractions que nous faisons à la loi naturelle qui assigne à l'homme la supériorité sur la femme.

Il s'ensuit que les premières dames de ce pays ne sont regardées que comme des servantes d'une classe supérieures rang qu'un grand jurisconsulte anglais assigne également aux dames de son pays , dont en effet elles remplissent à peu près les mêmes devoirs.

Car pendant que les maris se reposent nonchalamment et que les enfants, garçons et filles, gardent les troupeaux, les femmes mariées sont occupées le jour entier à leur métier à tisser, à moudre du blé, ou à faire la cuisine.

Mais leurs travaux ne s'arrêtent pas là ; il faut encore que le soir elles aillent chercher de l'eau dans des cruches et des outres, souvent à plus d'une lieue de distance, et quelquefois chargées de leurs enfants à la mamelle, qu'elles allaitent chemin faisant. Cependant au milieu de tant de peine et d'embarras, les femmes des villes, comme celles de la campagne ne quittent jamais aucun de leurs ornements tels que leurs bracelets, leurs boucles d'oreilles et de nez ces dernières sont encore en usage parmi les femmes arabes , et ne négligent même pas de se teindre les paupières tant est grand l'amour des Africaines pour la parure!

La plupart des femmes mauresques passeraient pour belles, même en Angleterre. Quant à leurs enfants, ils ont assurément le plus beau teint que j'aie jamais vu. Il est vrai que les garçons qui sont constamment exposés au soleil, et qui ne portent que la petite calotte rouge, brunissent bientôt ; mais les filles qui restent davantage à la maison, conservent leur beauté jusqu'à l'âge de trente ans, époque à laquelle elles cessent ordinairement d'être mères.

Comme elles se marient souvent à onze ans, elles ont quelquefois des petits-enfants à vingt-quatre, et comme elles vivent aussi longtemps que les Européennes, il n'est pas rare qu'elles voient plusieurs générations à un âge encore peu avancé. Dans leurs grandes fêtes, les femmes pour témoigner leur allégresse, à l'arrivée de chaque convive, crient toutes ensemble et à plusieurs reprises you!

Elles se servent aussi de cette exclamation aux enterrements et dans d'autres circonstances analogues ; seulement elles la prononcent alors d'une voix basse et d'un ton plus modeste, en l'accompagnant de profonds soupirs. On loue aussi pour des enterrements des femmes qui, semblables aux pleureuses des anciens, sont maîtresses passées en ces sortes de lamentations.

En effet, elles jouent si parfaitement bien leur rôle, et gesticulent d'une manière si lamentable, qu'elles manquent fort rarement d'inspirer à toute l'assemblée une véritable tristesse. Il n'y a point de peuple au monde aussi superstitieux que les Arabes ou que les Mahométans en général. J'attribue cette coutume à ce que le nombre cinq est regardé parmi eux comme un nombre malheureux. De là aussi l'expression " cinq peut-être faut-il sous-entendre doigts dans vos yeux!

Les personnes d'un âge mûr portent toujours sur elles un petit rouleau de parchemin où se trouve transcrit un passage quelconque du Coran, qu'elles placent, comme les Juifs font de leur phylactère 11 , sur la poitrine ou sous leurs bonnets afin de se garantir de toute fascination ou sortilège, de maladies ou d'accidents fâcheux.

Les Maures sont si persuadés de l'efficacité de ces amulettes, qu'ils les appliquent à tout, et en suspendent également au cou de leurs chevaux, de leurs bêtes de somme, et en général de tout leur bétail. Ils croient implicitement aux magiciens et aux sorciers, comme faisaient jadis les Égyptiens ; et dans certaines occasions extraordinaires, particulièrement dans les maladies de langueur, ils ont recours à différentes cérémonies superstitieuses, comme de sacrifier un coq, un mouton ou une chèvre dont ils enterrent quelquefois le corps et boivent le sang, ou dont ils brûlent et dispersent les plumes, la laine ou le poil.

C'est une opinion généralement reçue dans ces contrées que la plupart des maladies résultent de l'offense faite d'une manière ou d'autre aux jenounes, espèce de créatures qui, d'après les Mahométans, tiennent le milieu entre les anges et les démons. Ces êtres imaginaires, qui répondent assez aux fées de nos ancêtres, se plaisent, dit-on, à l'ombre des bois et auprès des fontaines, sous la forme de crapauds, de vers et autres insectes que l'on court souvent le risque d'écraser.

Quand quelqu'un tombe malade ou qu'il reçoit une blessure dont il reste estropié, ils s'imaginent aussitôt qu'il a offensé quelque jenoune, et appellent à l'instant même des matrones, qui, à l'exemple des anciennes enchanteresses, munies d'encens pur et d'autres parfums, se rendent un mercredi à quelque source du voisinage et y sacrifient une poule ou un coq, une brebis ou un bélier, etc, suivant le sexe ou la maladie du malade et la nature de la maladie.

Les Mahométans ont une grande vénération pour leurs marabouts, qui sont en général des hommes d'une vie fort austère, toujours occupés à dire leurs chapelets ou plongés dans la méditation. Cette sainteté est héréditaire, et l'on rend au fils le même respect et les mêmes honneurs qu'au père, pourvu qu'il observe un certain décorum, et qu'il sache prendre un air et un ton de gravité convenables.

Il y en a parmi eux qui, comme leur prophète, ont la réputation d'avoir des visions et de s'entretenir avec la divinité. D'autres vont encore plus loin, et prétendent faire des miracles, privilège dont Mahomet lui-même ne s'est jamais vanté. Nous disons actuellement tajine. Impressions de voyage 17 mai-4 juin Des causes multiples ont entravé les progrès de la colonisation.

Ce fut tout d'abord un état de guerre permanent qui freina toutes formes de projets ; puis à partir de , une paix troublée par des insurrections violentes. On assista également à la ferme volonté affichée par les chefs militaires de continuer à diriger, à leur guise, l'administration d'un pays conquis par les armes. Les hésitations et les incertitudes gouvernementales qui oscillent entre des options souvent totalement opposées posent également problème.

Nos dirigeants sont tour à tour partisans de l'occupation restreinte puis de l'occupation étendue des colonies militaires et des colonies civiles. On passe ensuite de la chimère d'une colonisation décrétée et dirigée par l'État à la chimère du royaume arabe, idée funeste.

Enfin le tableau peut être rendu encore plus sombre par le dédain manifesté pour des études sérieuses et des explorations scientifiques. On ignore les procédés employés avec succès par les peuples colonisateurs dans des régions différentes.

Ajoutée à tous ces handicaps, la ténacité de notre routine administrative, qui est demeurée identique à ce qu'elle était sous l'ancien régime, malgré nos révolutions successives. De toutes ces causes, il est résulté que les vrais principes en matière de colonisation ont été longtemps négligés, et qu'après avoir été reconnus tardivement, ils ont été appliqués de façon maladroite, intermittente et incomplète.

Ces principes peuvent se résumer ainsi: Qu'a-t-on fait à ce triple point de vue? Peu de chose jusqu'en , un peu plus dans la période suivante jusqu'en Mais bien que l'on soit entré depuis quelques années dans la voie des grandes réformes, il reste encore beaucoup à faire, soit pour consolider, soit pour étendre les améliorations accomplies. Paul Soleillet Voyageur et explorateur édition Envoyé par M.

L'Algérie occidentale, Algérie, Mzab, Tildikelt. Les habitants du Mzab, appelés Mzabites ou Beni-Mzab, forment un petit peuple de Berbères de cinquante à soixante mille âmes, qui ont toujours su se préserver de toute contamination étrangère. Comme tous les Berbères ils ont accepté l'Islam.

Cette apostasie de toutes les nations qui habitaient l'Afrique septentrionale est un des faits les plus curieux que l'histoire ait eu à enregistrer ; au moment de l'invasion arabe en le Maghreb tout entier était occupé par des populations chrétiennes ou juives ; il est certain que tous les chrétiens et presque tous les juifs se sont fait mahométans. Ces conversions ne doivent pas être attribuées, ainsi qu'on pourrait le croire, à des rigueurs exercées en Afrique plus considérables que celles qu'ont eu à subir de ces même conquérants les chrétiens et les juifs de l'Arabie, de l'Égypte où une grande partie de la population a conservé le christianisme et le judaïsme, tout en acceptant la domination des mahométans.

Ce fait de l'apostasie des Berbères paraîtra moins extraordinaire si l'on se rappelle que ces populations avaient déjà eu à subir un changement de religion ; les Vandales lorsqu'ils envahirent l'Afrique au sixième siècle y avaient implanté l'arianisme a par le fer, le feu et le sang. Déjà au quatrième siècle les chrétiens africains étaient fort divisés ; au moment de l'invasion arabe les dissensions religieuses avaient mis le trouble dans tout le pays.

Il n'y avait pas de si petite bourgade qui n'eût plusieurs évêques s'excommuniant les uns les autres ; les familles étaient divisées et il n'était pas rare de voir le père d'une secte, la mère d'une deuxième, le fils d'une troisième, la fille d'une quatrième et ainsi de suite.

Aussi un grand nombre de Berbères chrétiens acceptèrent-ils plus facilement une nouvelle religion qui se donnait comme la suite du christianisme et qui pouvait mettre fin à leurs luttes religieuses. Ce sont les Berbères qui conquirent en grande partie l'Espagne ; c'est eux qui l'organisèrent et qui firent élever ces monuments merveilleux de la domination musulmane. Il y en eut d'autres, les Touaregs, les Beni-Mzab qui se retirèrent dans le Sahara et y ont conservé dans leurs oasis les vestiges d'une civilisation qu'ils tiennent de Carthage et de Rome.

Ils ont aussi conservé, quoique mahométans, l'usage de l'année solaire et ils donnent à leurs mois des noms qui rappellent les nôtres. Ils ne se servent du calendrier musulman que pour les fêtes. Le fond de la croyance des Mzabites est basé sur la lettre du Coran ; ils ne reconnaissent aucun commentateur et n'admettent nullement la noblesse religieuse des marabouts: Dans la pratique de leur religion ils ont conservé plusieurs coutumes qui paraissent dérivées du christianisme ou du judaïsme que ces populations ont très probablement professé.

Ils font par exemple des ablutions beaucoup plus complètes que les Arabes; ils ont dans leurs mosquées de petits cabinets dans lesquels se trouvent des cuves où ils se lavent le corps. Les israélites faisaient de même pour les purifications prescrites par la loi de Moïse. Lorsqu'un homme a commis quelque faute grave, ils prononcent contre lui la peine du bannissement, véritable excommunication. Un banni devient complètement étranger ; ses biens sont confisqués au profit de la mosquée ou distribués à ses héritiers.

Le banni est considéré comme mort ; il devient une chose immonde ; il ne peut plus entrer dans aucune ville du Mzab ; aucun de ses concitoyens ne peut, sans encourir des peines sévères, loger sous le même toit que lui ; lui donner une nourriture quelconque, ne serait-ce que de l'eau, est considéré comme une faute grave, et l'on est réputé avoir failli et obligé de payer l'amende si l'on laisse, même par mégarde, son burnous frôler les vêtements d'un banni.

Toute faute, depuis la plus grave jusqu'à la plus légère, peut être rachetée au Mzab d'une façon bien curieuse. Un Beni-Mzab, qui se sent la conscience peu en ordre, se rend, un vendredi, au moment de la prière, à la mosquée ; il se met au milieu du temple, dans la posture d'un suppliant, quand tous les fidèles sont réunis ; le prêtre avant de commencer, lui demande ce qu'il veut ; le patient déclare devant toute l'assistance qu'il est coupable ; il énumère les fautes qu'il a commises et finit en demandant pardon.

Il est admonesté par le prêtre, qui lui promet le pardon, s'il veut s'astreindre à la pénitence qui lui sera imposée et qui consiste à rester pendant un temps, plus ou moins long, privé de tout rapport avec ses coreligionnaires, quoique vivant au milieu d'eux. N'est-ce pas là la confession publique et la pénitence du christianisme des premiers siècles?

L'autorité des prêtres la Djemâa, assemblée de notables qui prennent le nom modeste de Tolba étudiants est considérable au Mzab tandis que le pouvoir civil est restreint à l'administration d'une seule ville.

La Djemâa a une domination complète sur la confédération toute entière. Ce clergé a une organisation qui rappelle celle de l'église romaine; à sa tête se trouve un chef unique nommé par le chef des Tolbas de chaque ville qui peuvent être assimilés aux évêques et c'est lui qui nomme de son vivant les chefs des Tolbas. Le pouvoir judiciaire tout entier est entre les mains de ces prêtres ; c'est eux qui condamnent sans appel les infractions aux lois du Mzab.

Quelques-unes de ces lois doivent être indiquées ici: Il est interdit aux Beni-Mzab d'épouser une femme de race étrangère. L'infraction à cette loi est punie du bannissement perpétuel.

Les femmes mariées et les filles ne peuvent quitter le Mzab sous quelque prétexte que ce soit ; la peine est encore le bannissement perpétuel. Un Mzabite ne peut voyager avant d'être marié et s'il n'a pas d'enfant il doit, avant de partir, jurer qu'il laisse sa femme enceinte ; cette dernière loi est depuis quelque temps tombée en désuétude.

Les peines que peuvent infliger d'après la loi les Tolbas sont pour les fautes graves le bannissement à temps ou à perpétuité ; pour les moindres la bastonnade ; la peine de mort et la prison sont inconnues ; les amendes sont infligées par les Djemâas pour infraction aux règlements municipaux. Les mosquées ont de grands biens et chaque citoyen est obligé à donner, suivant ses moyens, un tribut.

Comme dans nos anciennes paroisses, se tiennent des registres de l'État civil où sont soigneusement enregistrés les naissances, les décès, les mariages. Le mariage est au Mzab un acte sérieux ; la famille y est fondée sur des principes analogues à ceux des occidentaux ; le Mzabite est monogame, n'achète point sa femme, au contraire elle lui apporte une dot, et quoique la femme mariée ne sorte point du Mzab elle a une grande influence sur toute sa famille et se laisse voir des parents et des amis qui fréquentent sa maison.

Nous avons tous et toutes remarqué que vous êtes jaloux de Sherazade. Sinon, pourquoi la dénigrez-vous pour des recettes de cuisine! Pas par souci de purisme alors ne montez pas sur vos grands chevaux!

Cela prouve juste que vous êtes régionaliste! Heureusement que des milliers de personnes témoignent de sa saveur. Merci pour votre message. Oh vous savez, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Le plus important est que de nombreuses personnes aiment mes recettes… les ont testées et sont heureux de voir qe la cuisine algérienne se fait peut à peu connaître. Merci pour ce blog. Je vous remercie pour votre soutien. Elhamdoulillah, vous êtes là pour confirmer que le céleri fait bien partie des ingrédients de la chorba. Je suis touchée par votre message et ravie de voir que vous avez conquis votre belle-mère et vos belles-soeurs avec mes recettes.

Oh oui, je compte bien continuer… car je pense avant tout à vous. Je vous remercie pour votre message qui confirme bien que la chorba peut contenir du céleri. Cela me conforte énormément surtout pour les personnes qui en doutent. Je vous remercie pour votre soutien…. Je compte sur vous pour me donner votre avis si vous la testez. Je vous remercie pour votre témoignage. Salamou aalikoum okhty je voudrai me permettre de répondre à la personne qui se prend pour Gordon Ramse lol.

Baaraka Allaahou fiiki pour ton témoignage. Une personne a déjà témoigné pour affirmer que dans sa région, on mettait bien du céleri dans la chorba. Il est juste triste de lire de tels commentaires. Il faut de tout pour faire un monde…. Je suis très heureuse car votre témoignage prouve que le céleri est un ingrédient présent dans cette chorba. Merci pour votre intervention. Oh, je ne cherche même pas à connaître les raisons… Le plus important pour moi, ce sont vos messages de soutien Merci.

Salam alikoum hbiba j espère que tu vas bien? Ramadan moubarek Alors moi person j ai jamais mangé de chorba frik mon mari a un ami algérien qui lui as donner le frik et je cherchais une recette pour la preparer incha allah donc je te remerci d avance ma douce pour cet superbe recette en voyant les ingrédients j ai hâte de testée je pense même la faire demain bihidnillah barakalahoufiki sherazad la plus belle sinon les émissions sur samira tv c les nouvelles de ?

Je te fais de gros bisous ainsi que mes loulous. Wordpress Recipe Plugin by EasyRecipe. Tajine de veau aux légumes de printemps Bonjour!! Soupe pour ramadan , harira et chorba.. Boulettes de viande hâchée à la tchekchouka. Brochettes de foie d'agneau à la crépine Appelé aussi Boulfef ou Melfouf, servi le premier jour de la fête du mouton aid el kabir.

Tourte à la crème pâtissière revisitée Une tourte pâtissière mais pas comme toutes les tourtes. Les douceurs sucrées et salées autour du Hadj Bonjour, Salam à toutes et tous! Chourba frek jai gouté 1 foi a.

Alger jai pas oublier le gou. Liela Laifa Ep Manaa. J en ai fais une ce soir avec du frik d Algérie qui donne un goût unique Hummm! C est la meilleure au frik …. Parfaite mais j aime aussi la classique au vermicelle avec Bcp de Kasbar et un peu de menthe.

Mmm pour ramdane c èst la meilleure ,pardon Sonia SI Dji mais meketfa ce n est pas chorba frike. Doria Talbi Ep Zeghileche. Nacera Sidi Ali Cherif. Jari frik à la constantinois hummmm avec kasra rakhrsis ou Khobz dar.

Chorbaa plu legere , plus digeste je c pa chorbaa je prefere persoo. Bonjour, Oui, les recettes voyagent dans toutes les régions… en Algérie… Je suis touchée… merci. Aoui avec ce froid 1bonne chorba et du matlou3e ça ferais plaisire. Les joyaux de sherazade. Il ne reste que quelque jours nchallah , j ai hate de preparer la chorba. Souhila Fleur de Lys. Non mais je rêve!!!

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