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Pour Jean Grondin la question de la définition de la religion reste celle de son essence nonobstant les préventions ou les incompréhensions dont ce mot peut être l'objet: Pour sa part Jacques Bouveresse envisage trois positions qui ne se disent pas tout à fait de la même manière:

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Lorsque le Baccalauréat International n'est pas suivi dans le cadre d'un Collège du Monde uni, le diplôme est donc considéré équivalent au même nombre d'années de scolarité que le système d'éducation secondaire du pays où il est obtenu. Les systèmes scolaires Marocains et Québécois. Tableaux comparatifs Tableaux comparatifs des études effectuées hors du québec Cette section présente en tableaux la comparaison avec le système d'éducation québécois les cinq systèmes d'éducation les plus fréquemment utilisés plus le système scolaire marocain.

Fin d'études secondaires générales Selon une entente France-Québec, le diplôme Baccalauréat de l'enseignement secondaire général ou Baccalauréat de l'enseignement du second degré ou du Baccalauréat général ou technologique équivaut au DEC préuniversitaire québécois. Licence universitaire Selon une entente France-Québec, la Licence équivaut au Baccalauréat de 1 er cycle québécois.

Précisions Dans le système français, la fin des études du 1 er cycle du secondaire est couronnée par le Brevet des Collèges ou le Diplôme national du brevet après la 9e année de scolarité.

Conséquemment et par entente France - Québec: Il est entendu que le Brevet des Collèges 9 ans de scolarité ou le Diplôme national du brevet doit être reconnu comme l'équivalent du secondaire III 9 ans de scolarité du Québec. Il est entendu que le Baccalauréat de l'Enseignement Secondaire général ou second degré maintenant intitulé Baccalauréat général ou technologique 12 ans de scolarité doit être reconnu comme l'équivalent du DEC préuniversitaire 13 ans de scolarité du Québec lorsque les 12 années d'études ainsi que les examens du BAC ont été réussis.

Qu'en conséquence, la Licence doit être reconnue comme l'équivalent du baccalauréat de 1 er cycle 3 ans de scolarité du Québec. Fin du secondaire supérieur Le diplôme Certificat d'enseignement secondaire supérieur ou le Certificat d'études moyennes supérieures ou le Certificat d'humanités équivaut à une 1 ère année du cégep préuniversitaire québécois.

Candidature La Candidature équivaut à la 1 ère année du baccalauréat de 1 er cycle universitaire québécois. Fin de la Licence La Licence équivaut au Baccalauréat de 1 er cycle universitaire québécois.

Précisions Dans le système belge, la fin des études secondaires moyennes est couronnée par le Certificat d'enseignement secondaire inférieur après 9 années d'études. Le Certificat d'enseignement secondaire inférieur homologué doit être reconnu comme équivalent au secondaire III 9 années de scolarité du Québec. Le Certificat d'enseignement secondaire supérieur homologué est équivalent à une 1 ère année du cégep préuniversitaire 12 années de scolarité du Québec.

La Candidature obtenue après 2 ou 3 années d'études universitaires de base équivaut donc à la 1 ère année du Baccalauréat du 1 er cycle universitaire au Québec. La Licence, obtenue après 2 années de scolarité de plus que la Candidature, équivaut au Baccalauréat de 1 er cycle universitaire du Québec. L'un et l'autre seraient très différents en ce que le retour du religieux serait une nouvelle forme de religiosité désinstitutionnalisée, tandis que le retour de la religion désignerait la reviviscence d'une religion inexorablement vouée à la disparition.

Ce qui s'apparente à un essor de la religion aujourd'hui serait de l'ordre d'états de déréliction intermédiaires des religions plutôt que l'avenir religieux de l'humanité. Le fait que les religions soient devenues des systèmes de croyance fait partie de ce processus: Le discours psychanalytique, en particulier lacanien, pourrait aussi, selon Marcel Gauchet, permettre d'envisager des réponses plus collectives.

La lutte entre partisans en France d'un ordre de type séculier ou religieux sera vive voir Affaire des fiches jusqu'à ce que la Grande Guerre cimente l' Union sacrée.

Ce n'est qu'en qu'un drapeau tricolore sera admis dans une église en Vendée , où le souvenir des massacres de Westermann est encore vivace. Lors de la deuxième guerre mondiale, Aragon témoigne dans La Rose et le réséda de la bonne entente dans la Résistance entre celui qui croyait au Ciel, celui qui n'y croyait pas. Dans l'après-guerre, un changement d'appréciation sur la valeur du progrès technique - déjà dénoncé par Edgar Quinet , puis Paul Valéry en leurs temps et repris Georges Bernanos s'est produit: La bombe atomique montre l'humanité capable de s'anéantir elle-même, alors que grandissent avec les Amis de la Terre , puis le Club de Rome les préoccupations environnementales.

Dans les écrits d' Hannah Arendt , il est question de crise de la culture, d'illusion du progrès, de perte de confiance en la raison. Dans ce contexte, André Malraux évoquait avec plus d'éloquence que de précision les formes que pourrait ou devrait prendre un retour du religieux. Cette formule deviendra rapidement célèbre. Il la dénoncera par la suite, niant l'avoir prononcée:. Il a expliqué qu'il ne savait pas quelle forme cela prendrait: Mais de toute façon, pour lui, ou bien notre civilisation retrouverait un centre, une transcendance, un sens à la vie, ou bien on se ferait tous sauter en l'air puisque nous en avons maintenant les moyens techniques.

Elle suppose que les religions reculent à mesure que le monde développe ses connaissances, comme le supposait Auguste Comte dans sa loi des trois états. Paul Valéry développe ce point de vue qu'il présente prudemment comme celui de Stendhal. Il est presque inconcevable à l'incrédule qu'un homme instruit, calmement attentif, capable de s'abstraire de ses désirs ou de ses craintes imprécises ou qui ne leur attribue de signification qu'individuelle, organique et presque morbide , capable aussi de s'entretenir nettement avec soi-même, et de bien séparer les domaines et les valeurs, ne rejette pas aux légendes et aux fables tous ces récits de bizarres événements immémoriaux ou improbables qui sont essentiels à l'autorité de toute religion, ne s'avise de la fragilité des preuves et des raisonnements sur quoi les dogmes se fondent, ne s'étonne jusqu'à la négation, en constatant que des révélations, des avis d'importance littéralement infinie pour l'homme, lui soient offerts comme des énigmes dangereuses à la manière du Sphinx, avec de si faibles garanties et dans des formes si éloignées de celles qu'il a coutume d'exiger des choses vraies [ 78 ].

Selon ces thèses, un retour des religions serait une irrégularité locale dans un mouvement général de recul de la religion face au rationnel.

La problématique du scientisme demeure néanmoins, celui-ci restant muet sur la question des valeurs. Ainsi, les plans des camps de concentration nazis étaient, comme le rappelle le film La liste de Schindler , établis de façon parfaitement rationnelle.

Selon Odon Vallet , cette perception est de plus statistiquement fausse excepté en Europe [ 79 ]: Les religions proposent cependant des valeurs fondamentales indépendantes en général des croyances - qui ont pour effet surtout de les légitimer , des progrès, un espoir, une fin, des motivations, un sens à la vie, que ne donne pas dans l'état actuel des connaissances la modernité concurrente.

Lorsque la modernité décevrait, la religion reviendrait. Elles semblent pouvoir expliquer à la fois le déclin d'institutions religieuses anciennes, la persistance d'une spiritualité individuelle et une permanence du religieux. Les individus prennent ce qui leur semble avoir du sens dans ces traditions et l'interprètent librement pour orienter les choix de leur vie.

Les religions traditionnelles et institutionnalisée s'effaceraient pour laisser place à un religieux dérégulé, les religions collectives et identitaires disparaîtraient au profit d'un religieux diffus et personnel [ 80 ]. Selon Danièle Hervieu-Léger, la prolifération des croyances, notamment dans l'occident chrétien, se traduit dans deux grandes figures individuelles du croyant, le pèlerin et le converti [ 81 ]. La perspective de la sécularisation et de la fin des religions a été plus radicalement remise en cause qu'elle ne l'est avec la thématique de la recomposition ou de la dérégulation du religieux.

Peter Berger y affirme que la théorie de la sécularisation, qu'il avait lui-même défendue auparavant, est globalement fausse lorsqu'elle prédit la fin des religions car la sécularisation entraîne une réaction religieuse sur des lignes conservatrices ou traditionalistes.

Il y décrit le paradoxe de ce refoulement: Les idées de relativité culturelle ou de choc des civilisations ont en commun qu'elles supposent l'existence d'entités des cultures ou des civilisations qui se rapportent diversement à des religions envisagées comme des ensembles de croyances et de pratiques pour un groupe ou une société.

Les notions de culture , de société ou de civilisation sont entrées dans le langage moderne par la polémique sur la religion. Toutefois, elles n'ont pas de définition précise, pas plus que celle de religion. Le relativisme moderne permet de penser d'une part, que les croyances et les normes morales des différentes sociétés n'ont pas de fondement rationnel, et d'autre part qu'elles sont légitimes et respectables au sein du système de pensée où elles trouvent leur cohérence.

Dans ce contexte, les croyances ne peuvent être ni défendues à l'extérieur, ni critiquées de l'extérieur. Raymond Boudon réagit à ce genre de positions en écrivant: En un sens plus restrictif le relativisme consiste à tenir qu'il n'y a de vérité qu'à l'intérieur d'un système de pensée ou d'une culture donnée, la vérité d'une culture n'étant pas accessible à une autre.

Raymond Boudon propose de voir dans ces deux façons de considérer le relativisme un bon et un mauvais relativisme: Le mauvais en a conclu que les représentations, les normes et les valeurs sont dépourvues de fondement: Ce que Montaigne aurait permis de comprendre est que: Avec ce qu'il est convenu d'appeler la guillotine de Hume , David Hume aurait fourni l'un des arguments essentiels du relativisme moderne: L'idée est que l'on ne peut déduire logiquement des normes de propositions qui ne soient pas elles-mêmes des normes.

En d'autres termes, les principes moraux indiquant ce qu'il faut faire ou ne pas faire ne se déduisent pas uniquement de l'observation de faits, mais toujours d'autres principes moraux. C'est dans le sillage des travaux sur les religions des sociologues allemands Georg Simmel [ 88 ] et Ernst Troeltsch que se sont ensuite développées les théories sociologiques ou théologiques qualifiées de relativistes sur les religions.

Son relativisme est plutôt un diagnostic qu'il pose sur la pensée de son temps sur les religions et sur l'histoire des religions, problème qu'il cherche à dépasser tout en consolidant néanmoins par ses analyses la possibilité de décrire et d'expliquer une forme d'incommunicabilité entre cultures ou religions. Inscription de la synagogue de Cochin en Inde. Statue bouddhiste hellénistique, un art au confluent du bouddhisme et de la tradition artistique de la Grèce antique.

Sommet de la stèle nestorienne de Xi'an, Chine. Hulagu Khan et son épouse tenant la croix. Il conquiert Bagdad en où il instaure pour une trentaine d'années la politique de tolérance religieuse des Mongols , sans jamais se déclarer d'aucune religion. La mosquée bleue , construite sur le modèle de la basilique Sainte-Sophie au fond. Débat entre moines au Tibet.

Un exercice codifié qui a ses origines dans les débats entre écoles bouddhistes et avec des non-bouddhistes. Dans Postmodernism, reason and religion , Ernest Gellner critiquait ceux qui s'attachent à des croyances religieuses autant que ceux qui sans vraiment y croire leur donnent de la légitimité par leur discours relativiste et postmoderne.

Il analyse la situation actuelle en proposant de penser qu'il y a non pas seulement une alternative entre modernité et postmodernité, entre religion et science ou entre conservatisme et progressisme tel que l'on pensait habituellement selon des clivages binaires mais que les débats jouent sur trois positions: Pour sa part Jacques Bouveresse envisage trois positions qui ne se disent pas tout à fait de la même manière: L'auteur considère que l'on ne peut osciller indéfiniment entre ces trois attitudes.

Il attaque les intellectuels qui, tout en se disant incroyants, se posent en défenseurs de la religion au nom de choses comme le besoin de sacré et de transcendance, ou le fait que le lien social ne peut être, en dernier analyse, que de nature religieuse.

Pour Jacques Bouveresse , le principal danger en matière de religions viendrait aujourd'hui de discours qui ne donnent de légitimité qu'à une religion sans raison ou une foi sans intelligence. Ce danger ne viendrait pas tant des religions elles-mêmes que d'un milieu universitaire, par ailleurs complètement affranchi de tout contrôle des religions.

Et il s'oppose à ceux qui, notamment dans le domaine des sciences des religions , assurent une légitimité a priori à toutes les croyances.

Paul Veyne dans Les Grecs ont-il cru à leur mythes? Il conclut son essai en écrivant: Pour Paul Veynes, les Grecs avaient raison de croire en leurs mythes. Platon ou Aristote y croyaient en s'assurant de tout ce dont il était pour eux possible de s'assurer selon une raison qu'ils ont, semble-t-il, fort bien déployée. Ils retranchaient des mythes ce qui devait être tenu pour invraisemblable, participant ainsi, par amendements et corrections, à la production de mythes crédibles.

De même, aujourd'hui, nous faisons des sciences pour savoir les mythes qu'il faut croire. Paul Veyne propose donc que l'on abandonne les projets de critique des idéologies comme l'habitude de dénoncer le faux au nom d'un vrai, puisque le vrai est de toute façon l'assentiment que l'on donne en ce que l'on croit selon les raisons que l'on a d'y croire.

Il suffit de s'intéresser à ce qui est intéressant tout en considérant n'y a ni vrai ni faux, et il déclare à ce sujet: Jacques Bouveresse estime pour sa part que l'on ne renonce jamais sérieusement à la valeur du vrai. Jacques Bouveresse, dénonce cette idée, et il considère qu'il y a tout lieu de s'attendre à ce que la décision de cesser complètement de se préoccuper de vérités et de la fausseté soit plus souvent répétée et proclamée comme slogan que supposée devoir être comprise sérieusement et appliquée concrètement [ 92 ].

Les sciences des religions ont été l'objet de nombreuses critiques ces dernières années tant de l'intérieur que de l'extérieur. Dans ce contexte quelques propositions qui prennent actes des problèmes soulevés ont été faites sur la façon dont pourraient se poursuivre des études scolaires et universitaires de la religion et des religions.

L'expression se trouve ainsi dans Les formes élémentaires de la vie religieuse de Émile Durkheim paru en , puis chez d'autres auteurs, par exemple chez Mircea Eliade en [ 94 ].

Elle a commencé à être remarquée comme titre d'un livre de Jean Delumeau en Ce livre donne la parole à divers religieux qui parlent de leur propre religion. Si l'on ne sait pas expliquer pourquoi ces faits sont dits religieux, ils ne peuvent pas non plus être niés ou ignorés sous prétexte qu'ils sont dits religieux.

L'émergence du thème des faits religieux et son enseignement est d'abord une affaire française, liée à la recherche universitaire sur les religions, mais aussi à la question de l'enseignement scolaire et de la laïcité. Il ne s'agit pas d'une définition mais d'une façon de qualifier en langue française les approches scientifiques des phénomènes religieux. En parlant d' enseignement du fait religieux , il parait plus clair qu'il ne s'agit pas de catéchèse [ 99 ].

Sacrifice d'un marcassin en Grèce Antique. Des sacrifices sont effectuées dans de nombreuses religions mais ils n'ont pas partout la même signification ni le même but. Moïse présentant les tables de la Loi. D'après un récit du livre de l'Exode qui parle de la révélation et du respect de la loi de Dieu.

Il existe peu d'images dans l'islam à cause d'un interdit visant à prévenir l'idolâtrie. Sur cette image, le visage de Mahomet n'est pas figuré. L'inspiration de saint Matthieu , Le Caravage , Rome Matthieu écrit l'évangile sous la dictée d'un ange placé dans un drapé qui a la forme d'un cerveau. Un visage voilé figure une forme de connaissance qui serait celle de la foi. L'Angélus , , Jean-François Millet.

Prière marquant un temps de la journée au milieu des autres activités, le matin, le midi ou le soir. Le Penseur de Rodin. Sculpture créée vers pour le sommet de La Porte de l'enfer. Claude Monet , La cathédrale de Rouen. Statue de Bahubali , saint jaïn , le plus grand monolithique au monde.

Temple hindou de Khajuraho , dédié à Shiva. En mettant au jour la grande diversité de ces conceptions, leurs travaux ont contribué à démanteler davantage ce qui pouvait, il y a encore quelque temps, paraître pouvoir servir de théorie générale de la religion ou des religions. Mais dans le même temps ils montrent les articulations ou les transitions entre des conceptions possibles, successives ou concurrentes, ce en quoi ils permettent d'envisager la reconstruction d'autres théories.

Avec les travaux de ces chercheurs, quelques éclaircissements semblent pouvoir être apportés sur ce que l'on appelle le concept ou la notion de religion. Il est au moins possible d'affirmer que l'idée selon laquelle il y aurait une essence ou une nature commune à toutes les religions est progressivement apparue à l'époque moderne. Ceci n'exclut pas que l'idée moderne de religion ait des précédents et des racines dans ce qui précède.

Mais le christianisme devra alors aussi être relu selon une approche large et différenciée, et non seulement à partir des formes confessionnelles nées avec les temps modernes. Lorsqu'il est question d'approche généalogique chez Pierre Gisel , il s'agit d'une généalogie des idées de religion et non pas des idées religieuses ou des religions elles-mêmes.

En effet, l' histoire des religions , des croyances ou des idées religieuses relève d'une conception de la religion que l'on suppose valable pour tout ce qu'il est possible d'appeler religion dans l'histoire, tandis que l'histoire des idées montre que la religion se conçoit de façons différentes selon les époques, les lieux et les auteurs.

Tandis que l'approche généalogique du concept de religion porte sur les idées de religion, la théorie des airs de famille porte sur les religions elles-mêmes. L'une et l'autre ne sont pas sans rapport car elles prennent toutes deux actes de la multiplicité des façons de concevoir ce qu'est une religion.

Selon Jean-Marc Tétaz et Pierre Gisel , le problème concernant la définition du concept de religion est que l'on cherche parmi les différentes conceptions possibles de la religion laquelle pourrait être exemplaire ou normative, ou, à défaut, s'il est possible d'en trouver une qui les comprenne toutes.

La théorie des airs de famille est une transposition au domaine de l'étude des religions d'une théorie épistémologique de Wittegenstein. Il s'agit d'expliquer que l'on désigne une multitude de choses comme une seule alors qu'il est impossible de donner une définition qui convienne à chacune de ces choses prises séparément. L'exemple classique pour expliquer cette théorie est celui du jeu qui avait été donné par Wittgenstein lui-même.

Il existe toutes sortes de jeux, des jeux de mots, de mains, de société, d'enfants, d'argent, des jeux olympiques, etc. Pour la religion, c'est la même chose [ ]. Étant admis qu'il n'y a pas une définition de la religion valable pour tout ce que l'usage a permis et permet aujourd'hui de comprendre comme des religions, le chercheur commence par n'importe quel cas singulier de religion, car il faut bien commencer quelque part.

Il voit ensuite comment il peut passer de proche en proche vers les autres cas. Un pluralisme religieux est un système politique capable de reconnaître et d'organiser la coexistence de choses telles que le bouddhisme, le christianisme ou l'islam. Ces pluralismes, qu'ils soient du monde musulman, de l'Inde ou de la Chine sont par certains aspects plus anciens que le pluralisme religieux européens et fonctionnent toujours aujourd'hui tout en ayant évolué sous l'influence des conceptions religieuses occidentales [ ].

Selon Vincent Goossaert, la mise en opposition de ces deux notions a introduit dans le paysage religieux chinois une distinction inconnue jusque-là.

Cette opposition a d'abord conduit à renvoyer du côté de la superstition de nombreux éléments de la culture traditionnelle chinoise, tandis que depuis , le gouvernement Chinois reconnaît cinq religions officielles: Si depuis les années la politique religieuse de la Chine est plus souple, notamment vis-à-vis des groupes religieux qui n'entrent pas dans le cadre des cinq religions officielles, la liberté religieuse y reste la possibilité de pratiquer un culte dans le cadre établi par l'État et l'éventualité que ce qui n'y entre pas ne soit pas réprimé.

Cette inventions des religions moderne en Chine a eu lieu dans un contexte culturel capable de le recevoir mais qui en a été profondément transformé et qui reste marqué par une longue tradition de reconnaissance de religions d'un autre ordre que ce qui se conçoit comme des religions dans la modernité occidentale.

Les interdictions étaient plutôt rares et brutales. Sur ces trois enseignements, seul le bouddhisme et le taoïsme sont officiellement reconnus comme des religions aujourd'hui en Chine.

L'attitude du gouvernement qui hier combattait le confucianisme et aujourd'hui le valorise, confirme cette dimension du confucianisme [ ].

D'autre part, les trois enseignements traditionnels n'avaient pas le statut de religions distinctes. Les Occidentaux qui voient dans les temples chinois les statues des trois maîtres que sont Laozi, Confucius et Bouddha parlent de syncrétisme parce qu'ils envisagent ces enseignements comme des religions distinctes, mais cette idée est loin d'être une évidence dans la tradition chinoise.

Plutôt que de parler des religions chinoises en distinguant uniquement trois courants traditionnels, comme s'il s'agissait de confessions distinctes au sens où l'on parle de religions en Occident, il semble possible d'envisager la religion en Chine comme un ensemble organique de doctrines et de communautés qui présente une certaine cohérences d'ensemble et qui a un socle commun dans les trois enseignements.

Pour autant, ni la religion populaire, ni les trois enseignements ne se comptent comme des religions telles que celles requérant une adhésion exclusive. Le sous-continent indien possède un ensemble de traditions religieuses que l'on désigne aujourd'hui par le terme générique d'hindouisme. Outre l'hindouisme, ce pays compte de nombreuses religions. Des communautés juives et chrétiennes sont présentes en Inde depuis l'Antiquité, de même que le mazdéisme et le zoroastrisme venus de Perse.

Enfin, à l'époque moderne et encore aujourd'hui, se développe en Inde une multitude de courants philosophico-théologiques, de religions ou de sectes qui empruntent aux traditions religieuses antérieures ou se forme autour de gourous attirant des adeptes en Inde autant qu'à l'étranger. Bien que l'hindouisme paraissent beaucoup plus ancien que l'islam, la configuration actuelle de l'hindouisme doit beaucoup à ses reformulations modernes dans un rapport d'opposition mimétique à l'islam [ ].

La domination moghole sur le nord de l'Inde s'était traduite par la mise en place du système de la dhimma , originellement formé pour régler le statut des juifs et des chrétiens dans la société islamique, et adapté pour donner aux populations hindoues, chrétiennes, ou jaïn le statut de dhimmi. Mais ses successeurs sont revenus à la forme hiérarchique du système de la dhimma qui accorde aux musulmans des droits bien plus avantageux qu'aux autres.

L'hindouisme a lui aussi promu une forme de pluralisme religieux hiérarchisé. Avec leurs différences et leurs convergences, ces deux modèles hindou et musulman de pluralisme religieux tendent à consolider une structure communautariste de la société, chacun existant socialement par son appartenance au groupe, à la religion ou à la caste dans laquelle il naît.

Cette appartenance communautaire détermine largement la vie des individus, leur profession, leur mariage, le lieu où ils peuvent vivre, etc [ ]. L'apport britannique à ce système est la codification et la systématisation de sa dimension juridique. Pour ce faire, des universitaires britanniques ont entrepris d'étudier des textes anciens hindous et musulmans. L'islam indien possède une tradition juridique largement documentée et assez unifiée sur laquelle il a été possible de s'appuyer pour proposer une version codifiée d'anciens textes de la charia.

Pour les hindous ce sont les traités sur le dharma qui furent considérés comme la source du droit communautaire. Ces textes, produits dans la caste brahmane, ne manifestent pas une doctrine unifiée, mais l'effort de compréhension d'un système juridique de l'hindouisme sous pression des colons britannique a favorisé et légitimé une version brahmanique de l'hindouisme comme étant l'hindouisme orthodoxe, renforçant ainsi la domination de la caste brahmane sur l'ensemble de la société et l'appartenance des individus à leur jâti ou caste [ ].

Aujourd'hui l'Inde reste en tension entre le modèle du droit communautaire hérité de l'histoire, et celui d'un régime politique laïque voulu par la constitution de Bien que cette constitution mette l'individu au centre de ses préoccupations et prévoie que la loi générale est valable pour tous, elle maintient aussi un système de droits communautaires, notamment pour les hindous et les musulmans qui peuvent s'en réclamer pour ce qui concerne la famille et les institutions religieuses [ ].

Son usage a commencé à se répandre à la suite de la publication par Monier-Williams de Hinduism en [ ].

Dans la mesure où il s'agirait d'abord d'une création d'universitaires britanniques, la notion d'hindouisme peut être vue comme exogène à l'Inde et, par là, inadéquate à la réalité envisagée sous ce terme. Cependant la considération de l'hindouisme comme d'une religion propre à l'Inde est aujourd'hui l'un des principaux ressorts d'un nationalisme hindou dans lequel est défendu le caractère parfaitement autochtone de ce qui se conçoit comme l'hindouisme.

Elle prend naissance dans la confrontation de la société traditionnelle et autochtone indienne à l'islam. L'étude de l'hindouisme est ainsi d'abord passé par celle des anciens textes sanskrits. Celles-ci se répartissent en deux catégories d'ouvrages: La Shruti rassemble les Védas rédigés entre et av.

Les Védas portent sur la nature divine, l'homme, le monde et leurs rapports. Les Brahmanas sont des textes philosophiques développant les intuitions fondamentales des Védas , tandis que dans leur prolongement les Upanishads sont tenus pour être l'expression la plus parfaite de la révélation divine [ ]. La Smriti est un ensemble d'écritures secondaires par rapport à la Shruti. L'unité de la Smriti tient à ce que son contenu est de l'ordre de ce dont on se souvient, de la mémoire ou de l'histoire.

Elle comporte des poésies, des épopées et des histoires légendaires auxquelles s'adossent nombre de cultes et de pratiques rituelles hindoues, mais aussi les Darshanas qui présentent la façon dont se sont formés des diverses écoles ou points de vue philosophiques sur les Védas [ ]. La description de l'hindouisme pose de nombreuses difficultés, non seulement parce qu'il s'agit de la reprise en modernité de traditions pluri-millénaires, mais aussi par ce que l'hindouisme implique le plus souvent l'idée qu'il n'y a pas un seul point de vue vrai sur les choses.

L'idée est que différents aspects d'une même vérité peuvent être saisis correctement dans des points de vue qui paraissent cependant incompatibles lorsqu'ils sont confrontés les uns aux autres.

L'hindouisme permet ainsi de considérer qu'un non-hindou se rapporte à la même vérité qu'un hindou parce qu'il le fait depuis sa propre tradition religieuse ou philosophique, chacun devant s'en tenir à ce qu'il lui est possible de penser selon le milieu de sa naissance.

En ce sens l'hindouisme serait profondément pluraliste, ce qui fait qu'il n'est pas possible de le décrire comme un système de pensée homogène. L'une des caractéristiques de l'hindouisme serait dès lors une tendance à intégrer et subordonner à son propre système des éléments divers, parfois étrangers, en les considérant comme sien.

Il est possible d'identifier trois formes principales de l'hindouisme actuel: L'hindouisme des Brahmanes relève des traditions écrites indiennes les plus anciennes qu'il tend à interpréter de façon orthodoxe mais sans homogénéité. Hélène Coulombe, Agente de développement de produits, Parcs Canada.

Ah les pomme de terre! Tant de choses à dire sur ce tubercule. Ailleurs en Europe, le roi de Prusse Frédéric II somme ses paysans de la cultiver, sinon on leur coupe les oreilles et le nez! Nicolas Ier de Russie offre un choix à ses serfs: On ne niaise plus. En délaissant la culture de ces plantes, on perd aussi ces saveurs. Les herbes salées sont un incontournable de la cuisine acadienne et leur présence est attestée historiquement dans les provinces maritimes au Canada.

Ognons à patates Allium agregatum dans le jardin photo: Les Acadiens cultivaient peu de fines herbes ou de condiments.

Les deux plus importants étaient la sarriette et les herbes salées. La coutume de saler des ognons est répandue dans les communautés acadiennes des provinces maritimes. Augustine Robichaud en train de préparer les ognons photo: Norbert Robichaud en train de préparer les ognons sous la supervision du chien Benny photo: Il date probablement des débuts du régime français; il est même commercialisé.

Un bulbe donne facilement de dix à 15 tiges. Une partie de la récolte est laissée sur place, les ognons à la base des tiges grossissent et les feuilles finissent par jaunir et sécher: Ognons patates prêts à être coupés en longueur photo: Ceci illustre bien les petits réseaux de production et distribution des semences traditionnelles. La troisième espèce de plantes qui servaient à faire des herbes salées est le poureau.

On coupe les tiges et on les sale comme les ognons à patates et la ciboulette. Plusieurs familles utilisaient les poureaux pour faire leurs herbes salées.

On peut se demander pourquoi.

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