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Le Sun Libertin

On pourra s'appuyer sur les publications annuelles de la CEDAW [ ] pour obtenir des rapports détaillés par pays sur l'avancement de la prise en charge législative modification de la loi pour protéger les victimes et reconnaître les actes de violences punissables et effective par exemple nombre de structures d'hébergement disponibles pour les victimes. L'analyse féministe [ ] s'accorde à dire que le problème vient d'un déséquilibre fondamental entre la situation générale des femmes et celles des hommes, dans un contexte où l'égalité des chances n'est pas acquise.

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À noter que absolument rien n'est obligatoire en AA tout est suggéré, les membres ont la liberté de prendre ce qui les intéresse et de laisser le reste. En France, en Suisse, en Belgique et au Québec, les Alcooliques Anonymes ont une influence déterminante parmi les organisations néphalistes francophones.

La fondation des AA a été précédée d'une tentative de prise en charge psychothérapeutique d'un patient alcoolique américain: C'est en mai que Bill W. Le D r Bob prit son dernier verre d'alcool le 10 juin , et c'est cette date qui a été retenue officiellement comme date de naissance des Alcooliques anonymes.

Le nom du groupe provient du Gros Livre titre original: Alcoholics Anonymous , surnommé Big Book. À noter que dans les années , Bill W. Ces résultats le convainquirent que certains membres des AA devraient bénéficier d'un tel traitement, ainsi que les alcooliques qui n'étaient pas disposés à se joindre aux AA, par suite de leur non-adhésion aux 12 Étapes.

Il fit part de cette conviction à des médecins membres des AA [ 2 ] mais, à la suite de trois communications, il fut écarté d'AA International. Cet épisode de l'histoire du co-fondateur de AA est peu connu des adhérents du mouvement, mais est documentée par des chercheurs en nutrition clinique. C'est à Bill W. Joseph Kessel , par son ouvrage Avec les alcooliques anonymes [ 4 ] , un reportage sur les AA aux États-Unis, contribua à les faire connaître en France et en Europe.

Ce livre rapporte son voyage parmi des alcooliques en perdition devenus sobres avec les AA et qui s'emploient désormais au sein du mouvement à en aider d'autres à le devenir et à s'entraider à le rester. Aux côtés de Joseph Kessel, le peintre Jacques Angot travailla à la diffusion en France du concept des Alcooliques anonymes en collaboration étroite avec les associations new-yorkaises.

C'est en que le premier groupe francophone de France fut ouvert à Paris des groupes anglophones y existaient depuis L'anonymat est la base des traditions des AA ainsi tous ses membres sont égaux.

Aucun ne peut être médiatisé ou stigmatisé plus qu'un autre. Tout ce qui est dit en confiance ne doit pas sortir de la salle de réunion. Il n'y a ni thérapeute ni encadrement d'aucune sorte. La méthode repose sur un programme de rétablissement en 12 étapes, l'échange d'expériences fortes et espoirs et le partage d'émotions: En France, comme dans la plupart des pays ou parties de pays , il existe un conseil d'administration de l'association, dont les membres sont régulièrement renouvelés, qui constitue la représentation légale du mouvement.

Ce conseil est chargé des services aux alcooliques et à leurs groupes. Chaque groupe est autonome sauf pour ce qui touche les autres groupes ou le mouvement AA dans son ensemble. Des délégués des conseils d'administration des différentes régions ou pays partagent leurs expériences de service dans des réunions mondiales tenues tous les deux ans. Afin de préserver leur indépendance, les AA n'acceptent pas de subventions.

Ils s' autofinancent par les contributions volontaires de chacun de ses membres. L'argent donné sert à payer le loyer du local, régler les frais d'intendance ou de secrétariat, mais aussi à financer les actions du conseil d'administration de AA France, tant au niveau national qu'international. De même, les AA refusent d'être reconnus d'utilité publique. À ce titre, ils participent à des réunions d'information dans les centres d' alcoologie des établissements hospitaliers au profit des malades mais aussi des soignants.

La seule condition requise pour devenir membre des AA est le désir sincère d'arrêter de boire. Le malade alcoolique peut assister aux réunions et dans les villes ou régions où existent plusieurs groupes, il est ainsi possible d'assister à plusieurs réunions par semaine.

Il n'y a ni inscription, ni cotisation: Cette maxime était considérée par l'écrivain Kurt Vonnegut comme l'une des plus fortes jamais émises dans l'histoire de l'humanité. Elle a en tout cas un aspect très stoïcien. Depuis, elle a été traduite dans les nombreuses langues parlées dans les pays où AA existe.

Dans tous les groupes et à la fin de chaque réunion, elle est récitée à haute voix, par tous les participants qui se prennent par la main en signe de fraternité. Toutefois, une chose semble incontestée: En France, les réunions AA qui se tiennent dans environ groupes proposent à ses quelque membres de suivre un programme de rétablissement en douze étapes, et ce dans le respect des douze traditions qui organisent le fonctionnent harmonieux du mouvement.

Ce dernier temps donne aux membres l'occasion de discuter entre eux des problèmes liés à leur ancienne habitude de consommation d'alcool et des efforts qu'ils ont faits pour parvenir à une abstinence durable. Elles permettent aussi d'explorer en détail les divers éléments du programme de rétablissement qui comporte douze étapes.

Les AA proposent un programme d'abstinence totale de Les membres s'abstiennent de prendre un verre, "un jour à la fois". Il est suggéré aux membres des AA décide de rester abstinent pour 24 heures. Les violences conjugales peuvent prendre les formes suivantes [ 5 ] , [ 6 ]:. Les violences conjugales se caractérisent par un rapport de domination.

Elles se distinguent des disputes conjugales entre des individus égaux [ 1 ] , [ 2 ]. La typologie de Michael P. Johnson, qui fait l'objet d'un assez large consensus, suppose qu'il existerait au moins deux grandes catégories de violence conjugale: Par ailleurs, non seulement les statistiques policières sous-estiment la prévalence des actes, mais elles provoquent une distorsion dans le tableau de partage des genres.

Les statistiques policières ont donc tendance à sous-représenter la violence conjugale subie par les hommes. Les enquêtes populationnelles sont des enquêtes conduites à l'aide de questionnaires auprès d'échantillons probabilistes représentant en principe une population définie. Ces enquêtes donnent déjà une mesure plus juste de la prévalence parce que les personnes interrogées ne se limitent pas aux personnes ayant signalé des incidents à la police.

Les enquêtes populationnelles à questions fermées sont également conduites à l'aide de questionnaires auprès d'échantillons probabilistes représentant une population définie, mais les questionnaires sont composés de questions spécifiques et précises sur des actions objectives ce qui laisse beaucoup moins de place à la définition subjective de chaque individu quant à ce qui constitue un acte de violence ou non. Les enquêtes populationnelles à questions fermées offrent donc de meilleurs avantages que celles à question ouverte en ce qui regarde la validité.

Elles neutralisent en grande partie les distorsions dans le partage des genres. Il y a plusieurs instruments de mesure à questions fermées. En effet, les mesures de prévalences enregistrées par les CTSn montrent que le taux de victimisation des femmes est sensiblement le même que celui des hommes. Par contre, les mêmes CTSn montrent aussi que ce sont les femmes qui sont victimes des formes de violences les plus graves.

Combinées avec d'autres instruments à questions fermés sur des formes de violences non répertoriées par les codes criminels violence psychologique, financière, etc. Ils ne représentent pas l'ensemble des actes de violence conjugale effectivement commis , mais seulement les actes déclarés soit à la police, soit lors de sondages. Par ailleurs, les statistiques sur la violence conjugale se sont longtemps limitées aux violences contre les femmes. On ne dispose donc pas toujours des chiffres pour comparer l'évolution à long terme de la violence faite aux hommes en milieu conjugal.

Enfin il faut tenir compte du facteur de subjectivité lié au sexe des victimes, facteur que le statisticien Denis Laroche explique ainsi: Finalement, il faut retenir que les mesures n'ont pas été faites de la même façon ni avec les mêmes instruments dans les différents pays et par les différents chercheurs.

Des comparaisons fines ne sont donc pas possibles. Les statistiques disponibles donnent cependant un ordre de grandeur du phénomène à travers les différents pays. Le Canada publie régulièrement différentes mesures dressant le tableau de la violence conjugale au pays. Il y aurait donc 5 fois plus de femmes et 14 fois plus d'hommes qui seraient victimes de violence conjugale que ce que rapportent les statistiques policières.

Statistique Canada effectue, également, tous les 5 ans une enquête beaucoup plus approfondie à partir de sondages sur de gros échantillons probabilistes représentatifs de la population canadienne. Contrairement aux statistiques policières, l'ESG montre que les proportions de victimes de sexe masculin et féminin sont similaires. Également, les blessures physiques et psychologiques conséquentes de cette violence étaient plus prononcées chez les victimes de sexe féminin.

Dans un second temps, l'ESG élargissait les questions à des formes de violences plus tangentielles comme la violence psychologique dire des mots blessants, rabaisser, jalousie, etc. L'échantillon de l'ESG a également permis d'identifier des facteurs sociodémographiques. Le Québec et Terre-Neuve avaient des proportions de violence conjugale inférieures à la moyenne canadienne.

Les personnes s'identifiant comme gay et lesbiennes avaient deux fois plus de chances de se dire victimes de violences conjugales que les hétérosexuels.

Cette proportion était de 4 pour 1 chez les personnes s'identifiant comme bisexuelles. Les citoyens autochtones également avaient deux fois plus de chance de se dire victimes. Les résultats de la plus récente ESG sont assez semblables [ 22 ]. On remarque également que pour la première fois le taux des victimes hommes dépasse légèrement celui des femmes. Cette étude précise qu'il ne faut pas confondre déclarations recensées via un dépôt de plainte, la totalité des victimes ne portant pas plainte.

C'est particulièrement le cas des hommes, pour lesquels presque aucune plainte n'est recensée en , et qu'en , les cas de violence constatés [ n. Ce chiffre représente une baisse significative [ n. Il est à noter que la nature des sévices endurés diffère selon les sexes. Les violences conjugales subies par les hommes sont beaucoup plus souvent physiques que sexuelles, et celles subies par les femmes sont plus souvent sexuelles que physiques.

De plus, il est fait mention que si les femmes signalent fréquemment leur ex-partenaire comme leur tortionnaire, la grande majorité des hommes subissent l'emprise de leur partenaire de vie du moment [ 28 ]. En Suisse, les données de la Statistique policière de la criminalité SPC pour les années à [ 30 ] révèlent que:. Les chercheurs notent également que le domaine de la recherche portant sur la violence domestique est souvent problématique. Des débats de statistiques ont eu lieu dans la communauté des chercheurs, depuis les années au sujet de la répartition de la violence selon les genres, principalement en Amérique du Nord.

Sur la base de mesures empiriques, certains observent que les femmes et les hommes sont tout aussi nombreux à être l'objet d'actes de violence domestique.

Martin Fiebert, chercheur de la California State University , a compilé études empiriques et 65 analyses, méta-analyses ou revues de recherche produites par des chercheurs universitaires entre et dans une bibliographie annotée [ 32 ].

Ces études ont en commun d'employer la Conflict Tactics Scale considérée par le Ministère de la Justice du Canada comme l'instrument de mesure disponible le plus valide pour évaluer les conflits dyadiques [ 33 ] , mais toutefois insuffisant pour être utilisé seul [ 13 ] et dont la forme initiale a été critiquée parce qu'elle excluait des formes de violences les plus graves, et ne permettant pas de distinguer agression initiale et auto-défense [ 10 ].

Ces études montreraient que le taux de prévalence de la violence par les femmes envers leurs partenaires masculins est égal, et parfois même plus élevé, que celui de la violence commise par les hommes [ 32 ]. La méta-analyse de Archer J. En , le Conseil du Statut de la Femme du Québec, en collaboration avec les chercheurs de l'Institut de la statistique du Québec, a produit une analyse discriminative des différences entre les sexes à propos de la violence conjugale à partir des résultats de l'ESG de Les auteurs observent qu'au-delà de taux généraux, apparemment égaux de prévalence de la violence conjugale entre les hommes et les femmes, se dessinent des différences sensibles en ce qui regarde la nature, la gravité, la fréquence et les conséquences physiques et psychologiques des agressions.

Toutefois, la réalité des cas de violence subie par les hommes, généralement lors de conflits conjugaux ponctuels, ne doit pas être ignorée [ 18 ]. Selon les statistiques policières, en Suisse, en , les femmes ont rapporté 3,1 fois plus souvent être victimes de violence domestique que les hommes voir plus haut Problèmes de mesure [ 30 ]. Cette étude ne porte que sur les violences faites aux femmes dans le cadre domestique. En Tanzanie [ réf. Les résultats de l'ESG confirment cette tendance et montrent que les personnes canadiennes s'identifiant comme gays ou lesbiennes avaient deux fois plus de probabilités de déclarer avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire amoureux que les personnes s'identifiant comme hétérosexuelles [ 40 ].

Plusieurs revues de littérature [ 44 ] , [ 45 ] abordent ce phénomène et signalent une présence au moins égale de la violence dans les couples de même sexe. Cependant, les auteurs signalent que les recherches portant sur ce groupe de population présentent des problèmes méthodologiques qui rendent les résultats parfois difficiles à interpréter et à généraliser. Il a été dénombré, pour l'année , 25 hommes et femmes tués par un conjoint ou un concubin [ 24 ].

Une étude, menée par la délégation aux victimes du ministère de l'intérieur et rendue public en par le secrétariat d'État à la solidarité, dénombre, pour l'année , homicides au sein du couple, femmes et 27 hommes. Cette étude a mis en exergue que:.

Selon l'Étude nationale sur les décès au sein du couple, menée par la délégation aux victimes du ministère de l'intérieur, femmes et 28 hommes ont été tués en par leur compagnon ou compagne [ 49 ] , [ 50 ]. Au Canada , en , 89 homicides ont été commis par des partenaires intimes [ 51 ]. Depuis les années , plusieurs enquêtes nationales ont tenté de dresser un bilan statistique des violences conjugales en France, les premières ne recensant que les victimes féminines [ 36 ].

La méthodologie de cette enquête de victimation a été critiquée, notamment par Marcela Iacub , Hervé Le Bras [ 52 ] et Élisabeth Badinter [ 53 ]. Ces attaques ont eu entre autres des réponses dans Nouvelles Questions Féministes [ 55 ] et dans Les temps modernes [ 56 ]: Alors qu'au Canada, l'Enquête Sociale générale ESG a évalué les victimes des deux sexes dès , en France, c'est seulement en qu'une évaluation quantitative des hommes violentés a été produite une première fois par l' Observatoire national de la délinquance.

Dans une étude de intitulée Behind Closed Doors. Violence in The American Family en français, Derrière les portes fermées. Violence dans la famille américaine , comprenant une enquête de victimisation, Murray Arnold Straus, Richard J. Gelles, Suzanne Steinmetz affirment que les femmes commettent la moitié des violences physiques domestiques [ réf.

Selon eux, les hommes causent plus de dommages directs aux femmes, mais les femmes qui utilisent des armes peuvent provoquer des blessures très graves. Suzanne Steinmetz a écrit: Cette étude est très controversée en raison de problèmes méthodologiques: La violence conjugale revêt en effet plusieurs aspects, et la violence psychologique démarre en général le processus d'emprise [ 59 ] avant toute autre type de violence physique.

En France, le viol entre époux est condamnable depuis [ 72 ]. Certains États ne considèrent pas que le viol puisse exister entre époux. Alors que certaines civilisations ou religions considèrent que la femme doit être soumise sexuellement à son époux, la législation ou la jurisprudence de certains pays admettent l'accusation de viol d'une femme par son mari, parfois de l'inverse. Quatre États ont érigé le viol conjugal en infraction seulement lorsque les conjoints sont séparés de corps.

Depuis , plusieurs autres pays ont interdit le viol conjugal par exemple la Thaïlande en [ 74 ]. Les principaux facteurs sont: Les principaux facteurs concernant particulièrement la violence sexuelle [ n. Les facteurs de protection peuvent varier selon les pays et les cadres de vie. Aux États-Unis [ 76 ] , un ruban de sensibilisation violet est utilisé en octobre pour la violence familiale. Au Canada [ 77 ] et en Australie [ 78 ] , un ruban blanc est utilisé pour sensibiliser à la violence contre les femmes.

Le premier centre d'accueil pour hommes violents est créé en à Lyon par Daniel Welzer-Lang [ 79 ]. De nos jours il existe en France de nombreuses associations [ 80 ] , [ 81 ] qui prennent en charge les personnes auteurs de violence conjugale.

Les auteurs de violence peuvent s'y rendre de leur plein gré ou y être contraint par un juge dans le cadre d'une "obligation de soin". Il faut distinguer entre les actions de court terme en période de conflit aigu et la prévention de fond. Depuis , des associations [ 83 ] ont axé leurs actions sur l'accompagnement des auteurs de violence conjugale, en complément des actions judiciaires et de l'aide aux victimes, considérant qu'une prise en charge spécifique était nécessaire afin de tenter de diminuer les cas de récidive.

Le premier des freins à vaincre est la reconnaissance par l'auteur de violence de la réalité des faits, et de sa propre responsabilité, même si cette responsabilité peut être éclairée par des événements ou représentations acquises dès l'enfance [ 84 ].

La Wallonie et le Québec ont collaboré sur ce point et mis en place une approche commune [ 85 ]. On constate que très peu de victimes portent plainte. Elle peut aussi être dépendante financièrement de son conjoint, être persuadée que celui-ci va changer, avoir envie de lui laisser une autre chance [ 86 ] voir plus bas - Psychologie des victimes, pourquoi elles ne partent pas. Selon les associations d'aides aux hommes battus, ces derniers font face à des difficultés spécifiques lorsqu'ils veulent porter plainte: L'accompagnement spécialisé se décline en différents moyens: Dans les années , des collectifs de victimes masculines se sont formés pour offrir une offre de service adaptée aux hommes.

Les recherches sur les profils psychologiques des agresseurs [ 91 ] , [ 92 ] , [ 93 ] , [ 94 ] montrent qu'ils sont associés à une exposition précoce à des modèles comportementaux violents, les agresseurs ayant tendance à reproduire la violence dont ils ont été les victimes ou les témoins entre leurs parents durant l'enfance [ 95 ] , [ 96 ].

Ensuite, le profil des agresseurs est associé à des traits de personnalité pathologiques dans les trois clusters [Lesquels? De façon intéressante, également, ces recherches montrent que le profil des femmes qui agressent diffère très peu du profil des hommes agresseurs.

Au-delà du simple diagnostic, certains traits et caractéristiques psychologiques des partenaires ou de la relation de couple se révèlent être des prédicteurs fiables de violence. Ainsi, des traits tels que la jalousie pathologique [ 99 ] , l'absence d'empathie [ ] , la difficulté à régulariser l'expression de son agressivité [ ] ou un profil d'attachement insécurisant [ ] , [ ] sont fortement corrélées à une augmentation du risque de violence dans le couple.

Il en va de même pour les modèles de communication défectueux entre les partenaires et, de façon plus générale, l'insatisfaction de couple [ ]. D'après l'association française Elle's Imagine'nt , très souvent les victimes n'osent pas dénoncer cette violence de peur de représailles sur les enfants du couple: Elles ont aussi peur de se retrouver sans ressources, si elles ne sont pas indépendantes financièrement. Tous ces éléments font que cette situation perdure, malgré des prises en charge sociales et des démarches auprès des forces de l'ordre [ 86 ].

La difficulté des victimes n'est pas seulement qu'elles n'osent pas dénoncer la violence, mais pour beaucoup d'entre elles il y a un stade où elles ne reconnaissent pas cette violence comme réelle. Le premier pas dans une situation de violence conjugale est de pouvoir nommer cette violence, la reconnaître en tant que violence.

Étonnamment, c'est souvent un pas difficile à franchir pour les victimes [ ]. Heise et Garcia-Moreno [ ] et Stark [ ] , citent aussi ces facteurs, en y ajoutant d'autres pouvant expliquer l'absence de départ de la victime: La peur du jugement des autres, la crainte de ne pas être crue se conjugueraient avec l'espoir que le conjoint change [ ].


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